Congés maladies payés: Québec emboîte le pas à Ottawa

Le gouvernement Legault veut éviter qu’un employé susceptible d’être atteint de la maladie ne contamine ses collègues en se présentant au travail parce qu’il craint des représailles de son employeur.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Le gouvernement Legault veut éviter qu’un employé susceptible d’être atteint de la maladie ne contamine ses collègues en se présentant au travail parce qu’il craint des représailles de son employeur.

Les employés québécois pourront prendre leurs dix jours de congé maladie payés sans craindre les représailles s’ils doivent s’isoler pour limiter la propagation de la COVID-19. Le gouvernement Legault veut interdire aux employeurs de pénaliser un salarié absent parce qu’il suit les recommandations de la santé publique. Cette mesure se veut complémentaire à celle déjà annoncée par le gouvernement fédéral en août.

« Déjà, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il va financer une banque de dix journées pour tous les travailleurs, a affirmé le premier ministre François Legault, mercredi, en marge du Sommet Ontario-Québec. Le montant va être transféré aux provinces. Le ministre du Travail, Jean Boulet, va mettre en place un système. C’est une question de temps avant que ça soit mis en place et que ça soit financé à 100 % par le gouvernement fédéral. »

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La Prestation canadienne de maladie pour la relance économique doit entrer en vigueur le 27 septembre, et ce, pour une durée d’un an. Les travailleurs qui normalement n’auraient pas droit aux congés maladie payés pourront recevoir 500 $ par semaine pendant deux semaines s’ils sont malades ou qu’ils doivent s’isoler à cause de la COVID-19.

Avec son nouveau décret, le gouvernement Legault veut éviter qu’un employé susceptible d’être atteint de la maladie ne contamine ses collègues en se présentant au travail parce qu’il craint des représailles de son employeur.

Plus tôt dans la journée, Québec solidaire (QS) avait demandé au gouvernement d’agir pour que les Québécois n’aient pas à choisir « entre la santé publique et la santé financière ». Plusieurs ministres et députés québécois, dont la solidaire Ruba Ghazal, avaient dû se placer en isolement la veille en attendant un diagnostic. Si ceux-ci peuvent faire du télétravail, ce n’est pas le cas de tous les Québécois qui perdent deux semaines de salaire s’ils reçoivent un résultat de test positif à la COVID-19, avait fait valoir la co-porte-parole de QS, Manon Massé.

« On punit les gens qui eux font le choix d’être responsables même si ça a un coût économique important pour eux et pour leur famille », avait-elle dénoncé lors d’un point de presse en marge du caucus automnal des solidaires avant la reprise des travaux de l’Assemblée nationale mardi prochain.

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