Un organisme se défend de vouloir vendre les données médicales des Québécois

Selon Sol Zanetti, la CAQ est en train de «tout mettre sous le tapis» et de «cacher ce qui est en train de se passer».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Selon Sol Zanetti, la CAQ est en train de «tout mettre sous le tapis» et de «cacher ce qui est en train de se passer».

Un organisme éclaboussé dans la controverse sur l’accès éventuel des pharmaceutiques aux données médicales des Québécois riposte.

Precinomics assure qu’il n’a pas l’intention de donner ou vendre les renseignements confidentiels des Québécois aux entreprises pharmaceutiques.

Son représentant, le Dr Jean-Claude Tardif, a répondu aux allégations qui ont été publiées dans des médias vendredi. Selon un quotidien de Québec, son organisme sans but lucratif a été mis sur pied pour regrouper des intervenants public et privés en vue de partager ces données avec des entreprises pharmaceutiques.

En entrevue avec La Presse canadienne, il a assuré que l’organisme travaille avec des données de patients qui ont déjà signé des formulaires de consentement ainsi qu’avec des données fictives.

« Il n’y a pas eu de données des Québécois transférées par la Régie de l’assurance maladie [RAMQ], a-t-il expliqué dans un entretien téléphonique. Il n’y a jamais eu de données vendues et il n’y en aura jamais de notre part. Il n’a jamais été question de vendre de données à des compagnies. »

À l’origine, cette controverse est née des révélations du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en commission parlementaire la semaine dernière : il projette de monnayer les données confidentielles des particuliers recueillies par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) afin d’attirer ici les investissements des entreprises pharmaceutiques.

Jeudi, le premier ministre François Legault avait affirmé qu’il n’y avait pas encore de projets ou de demandes en ce sens.

Selon Québec solidaire (QS), la Coalition avenir Québec (CAQ) est en train de « tout mettre sous le tapis » et de « cacher ce qui est en train de se passer ».

« Il y a quelqu’un là-dedans qui ment, a déclaré le porte-parole de QS en matière de santé, Sol Zanetti, en conférence de presse à l’Assemblée nationale. La question, c’est : qui ment ? »

Il réclame une commission parlementaire pour faire la lumière sur les tractations en cours et étudier les implications d’un tel projet, qu’il juge dangereux.

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