Le rachat du Cirque du Soleil est un «fiasco», selon l’opposition

Extrait du spectacle «Amaluna» du Cirque du Soleil présenté en 2012
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Extrait du spectacle «Amaluna» du Cirque du Soleil présenté en 2012

L’opposition accuse la Caisse de dépôt (CDPQ) ainsi que le gouvernement Legault d’avoir abandonné le Cirque du Soleil qui, selon toute vraisemblance, passera aux mains d’un groupe de créanciers canadiens et américains.

Personne ne semble avoir soumis avant l’échéance de mardi soir une proposition supérieure à celle de 1,2 milliard $ émanant d’un groupe de créanciers du Cirque regroupés autour du fonds torontois Catalyst Capital.

La Caisse a payé 75 millions $US au cofondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, pour lui acheter ses dernières actions de l’entreprise quelques semaines à peine avant la pandémie, et la valeur de cet investissement aujourd’hui est nulle.

Selon le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, c’est un fiasco et le gouvernement de comptables de la CAQ devrait être gêné. En conférence de presse mercredi matin, il a rappelé que c’est le premier ministre François Legault lui-même qui a nommé le président de la Caisse, Charles Émond, et qu’il l’avait même rencontré chez lui.

Selon le porte-parole libéral en matière de Finances, André Fortin, il est incroyablement malheureux que l’aventure québécoise du Cirque du Soleil se termine ainsi.

Le Cirque s’est placé sous la protection de ses créanciers en juin, en raison d’une dette s’élevant à 1,5 milliard $.

La proposition de Catalyst Capital écartera les actionnaires actuels de l’entreprise : le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui avaient acquis une participation majoritaire dans le Cirque lorsque son cofondateur Guy Laliberté avait décidé de ne conserver que 10 % de la compagnie.

À voir en vidéo