Québec investit 2,5 millions pour la prévention des noyades

Les sommes allouées serviront à payer les coûts relatifs à l’engagement de moniteurs et de sauveteurs, à la location des piscines et au transport des jeunes qui suivront les formations.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les sommes allouées serviront à payer les coûts relatifs à l’engagement de moniteurs et de sauveteurs, à la location des piscines et au transport des jeunes qui suivront les formations.

Le gouvernement du Québec a consenti 2,5 millions de dollars pour la prévention des noyades, mais n’a toujours pas bougé dans le dossier des sports de combat.

La ministre déléguée à l’Éducation et responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, était à la Piscine olympique de Montréal, mercredi, pour dévoiler le financement octroyé à la Société de sauvetage et au Fonds Raphaël-Bernier pour soutenir les programmes Nager pour survivre et Nager pour survivre Plus.

Ces programmes permettent aux élèves du deuxième cycle du primaire et du premier cycle du secondaire de prendre conscience de leurs capacités en milieu aquatique et de développer des habiletés pour survivre à une chute inattendue en eau profonde.

Une portion de ce montant global, soit 1,5 million de dollars, vise le soutien au déploiement du programme Nager pour survivre par l’intermédiaire de la Société de sauvetage. Le reste du montant sera versé au Fonds Raphaël-Bernier, qui exerce ses activités au sein de la Société de sauvetage, pour le programme Nager pour survivre Plus.

Les sommes allouées serviront à payer les coûts relatifs à l’engagement de moniteurs et de sauveteurs, à la location des piscines et au transport des jeunes qui suivront les formations.

Les élèves ciblés par ces programmes — qui ne remplacent pas les cours de natation — viennent notamment d’écoles ayant un indice de défavorisation élevé et sont issus de l’immigration.

Sports de combat : statu quo

Les revendications des sports de combat, autant des fédérations de sports amateurs que des promoteurs professionnels, n’ont toujours pas trouvé d’oreille attentive auprès du gouvernement québécois.

Questionné à ce sujet, Mme Charest s’en est remise à la Santé publique, tout en rappelant que son rôle est d’accompagner les fédérations de sports amateurs dans la préparation de protocoles sanitaires afin qu’ils puissent reprendre leurs activités.

Mme Charest ajoute être sensible aux préoccupations des fédérations de sports de combat, comme elle s’est inquiétée pour tous les athlètes de la province depuis le début de la pandémie. Elle a souligné qu’il ne restait que le groupe des sports de combat à relancer, pour lesquels elle éprouve beaucoup d’empathie et dit comprendre le désarroi.

Certains de ces sports seront représentés aux Jeux olympiques de Tokyo, repoussés à l’été 2021. Les présentes mesures adoptées par la Santé publique ne manqueront pas de déranger les plans d’entraînement et le processus de qualifications de leurs athlètes.

La semaine dernière, le ministère de la Santé et des Services sociaux a décliné une demande d’entrevue de La Presse canadienne à ce sujet. Une porte-parole a toutefois indiqué que « pour l’instant, la Santé publique et les experts évaluent que le danger de propagation est plus grand dans les cas de combats de tout type. C’est pourquoi ils ne recommandent pas de retour ».