Des «locaux temporaires» envisagés pour désengorger les urgences

Le premier ministre, François Legault, tient un point de presse mercredi à Rivière-du-Loup.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre, François Legault, tient un point de presse mercredi à Rivière-du-Loup.

Le premier ministre François Legault estime que la construction de structures modulaires temporaires représente une solution à l’engorgement des urgences, en attendant la construction de nouveaux hôpitaux.

Le premier ministre a fait cette déclaration lors d’un point de presse mercredi après-midi à Rivière-du-Loup, soulignant que l’engorgement des urgences s’explique en partie par le fait qu’il n’y a pas suffisamment d’hôpitaux au Québec.

« Plusieurs projets d’agrandissement d’hôpitaux étaient dans le projet de loi 61, mais il y a des expropriations à faire, des autorisations environnementales qui traînent, des aménagements du territoire qui traînent, il va falloir accélérer la construction et l’agrandissement des hôpitaux », a déclaré le premier ministre.

« J’ai demandé à Christian Dubé [le nouveau ministre de la Santé] de voir si on ne pouvait pas, en attendant la fin de ces constructions, mettre des modulaires, donc des locaux temporaires », a-t-il ajouté.

La construction de nouveaux hôpitaux et de structures modulaires permettrait de désengorger les urgences, selon le premier ministre, mais il faut également améliorer la première ligne en dirigeant certains patients ailleurs que dans les hôpitaux, selon lui.

« 50 % des patients dans les urgences » devraient plutôt « être vus dans des cliniques privées, dans des CLSC ou par des médecins de famille », a indiqué le premier ministre en point de presse.

« Mais il faut une entente avec les omnipraticiens pour une prise en charge en première ligne [et] éviter que la moitié des patients dans les urgences soient des cas légers qui n’ont pas d’affaire dans les urgences », a-t-il ajouté.

Un relevé publié mercredi par Index Santé indique que les temps d’attente étaient « élevés » ou « très élevés » dans une soixantaine d’urgences d’hôpitaux ou de centres hospitaliers du Québec lors des dix derniers jours.

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