Feu vert à l’ouverture des gymnases

<p>Les salles d’entraînement, arénas, piscines et autres établissements sportifs pourront rouvrir leurs portes, trois mois après la fermeture quasi complète de l’économie du Québec.</p>
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Les salles d’entraînement, arénas, piscines et autres établissements sportifs pourront rouvrir leurs portes, trois mois après la fermeture quasi complète de l’économie du Québec.

L’une des dernières phases du déconfinement débutera d’ici quelques jours avec la réouverture des centres de conditionnement physique et d’autres établissements sportifs, trois mois après la fermeture quasi complète de l’économie du Québec. La ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé mercredi la reprise des sports intérieurs à compter du 22 juin en compagnie du directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

« L’annonce d’aujourd’hui signifie un retour à une certaine normalité qui fera du bien à tout le monde et, normalement, à moins d’un retour en arrière que personne ne souhaite évidemment, il s’agit pratiquement de la dernière phase de reprise », a déclaré Mme Charest.

Seule exception : la pratique des sports de combat, qui seront interdits jusqu’à nouvel ordre. L’entraînement dans les dojos sera toutefois permis. Les salles d’entraînement, les arénas, les piscines, les plages publiques et privées pourront donc rouvrir. Les matchs de sports d’équipe pourront également reprendre, tout comme les formations de sauveteur.

« Les vestiaires ne sont pas interdits, mais on va devoir avoir des distanciations adéquates, donc il risque d’y avoir moins de vestiaires de disponibles », a expliqué le Dr Arruda. Il a invité les Québécois à être prudents pour retarder l’apparition d’une deuxième vague d’infections au coronavirus.

Le 5 juin, Québec avait donné son feu vert à la reprise des sports extérieurs, à certaines conditions. Entre-temps, des propriétaires de studios d’entraînement avaient exprimé leur mécontentement, notamment en participant à une séance de yoga devant l’Assemblée nationale. Le propriétaire d’un centre de conditionnement physique de Québec avait carrément décidé d’ouvrir la veille sans attendre le feu vert de la Santé publique. D’autres se sont plutôt tournés vers les classes virtuelles depuis le début de la pandémie.

Le voyage d’Arruda et l’isolement volontaire

Le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, assure que son voyage au Maroc durant la semaine de relâche n’a pas influencé la politique d’isolement volontaire pour les voyageurs. Cette mesure non rétroactive avait été recommandée par le gouvernement et la santé publique le 12 mars, soit quatre jours après que le retour au pays de nombreux Québécois après cette semaine de congé scolaire. M. Arruda était lui aussi revenu le 8 mars.

 

« On appliquait à ce moment-là la chose indépendamment de ma situation personnelle parce que j’aurais pu être remplacé par mon adjoint, être en confinement à la maison et agir de façon adéquate, même en isolement », a-t-il affirmé en conférence de presse.

 

L’isolement volontaire était pourtant obligatoire pour l’ensemble des employés de la fonction publique. Interrogé à savoir si cette mesure aurait dû être appliquée de façon rétroactive au 8 mars pour limiter davantage la propagation du virus, M. Arruda a indiqué avoir suivi l’avis des experts. « Écoutez, c’est toujours plus facile en rétrospective de voir qu’est-ce qui en est, a-t-il répondu. Mais je vais vous dire, moi, j’ai appliqué les recommandations que mes experts m’avaient faites, de la même façon qu’on pourrait dire si on avait fermé les frontières plus tôt, [que] ça aurait été aidant, particulièrement par rapport aux invasions de New York ou de ce qui se passait en Italie. »

 

Il a réitéré que la décision de recommander l’isolement volontaire seulement le 12 mars avait été prise en fonction de l’épidémiologie, qu’il n’y avait aucun cas au Maroc au moment de son retour et qu’il avait pratiqué les mesures d’hygiène recommandées pour éviter d’être infecté.

Mylène Crête

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