Les moniteurs de camp de jour répondent présent

<p>De nombreux camps craignaient de ne pas pouvoir rouvrir leurs portes comme prévu à compter du 22 juin.</p>
Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir

De nombreux camps craignaient de ne pas pouvoir rouvrir leurs portes comme prévu à compter du 22 juin.

La pénurie d’animateurs de camps de jours que certains redoutaient semble en voie d’être évitée alors que de nombreux moniteurs de camps de vacances au chômage offrent leurs services dans les camps de jour.

« On n’est pas dans la crise anticipée », avance le directeur de l’Association des camps du Québec, Éric Beauchemin. « Les camps de vacances ne seront pas en opération cet été. Tout le personnel qui avait été recruté par les camps de vacances fait partie de notre association », note-t-il en évoquant des « alliances » entre gestionnaires de camps de jour et de camps de vacances.

« Ceux qui veulent travailler en animation cet été, ce ne sera peut-être pas en camp de vacances malheureusement, mais ça va être en camp de jour. »

Le gouvernement craignait qu’on manque d’animateurs pour faire rouler les camps de jour en raison de l’engouement pour la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et de la nécessité d’embaucher encore plus d’animateurs que d’habitude pour respecter les nouvelles règles de la santé publique (maximum de 10 enfants par moniteur).

Appel au recrutement

À Québec, le maire Régis Labeaume avait lancé un appel pour recruter 700 animateurs supplémentaires dans les camps de jours gérés par la Ville. Or, lundi, il a annoncé que plus de 700 jeunes avaient postulé pour répondre à la demande (705 au total). La Ville, a-t-il toutefois précisé, est par ailleurs toujours en recrutement, les 705 curriculum vitae ne s’étant pas encore traduits en embauches confirmées.

Ce revirement survient alors que le gouvernement débloque de nouveaux fonds pour aider les camps de jour à s’adapter aux mesures de santé publique.

Les camps de jour privés certifiés auront accès à une enveloppe de 11 millions de dollars pour embaucher de nouveaux moniteurs ou acheter de l’équipement. Cet octroi correspond exactement à la demande d’aide financière formulée par l’Association des camps du Québec.

En point de presse, la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a souligné à quel point les enfants, mais aussi les parents, en avaient besoin. « On sait à quel point les camps de jours sont salutaires pour les parents », a-t-elle lancé.

Au Québec, la majorité des camps de jour sont des organisations privées ; les autres relèvent des municipalités.

Ces dernières pourraient, elles aussi, avoir accès à de l’aide financière, mais pas dans l’immédiat, puisque l’évaluation exacte des besoins reste à faire. Les camps de jours municipaux pourront par ailleurs utiliser les locaux des écoles si nécessaire, a signalé la ministre Charest.

De nombreux camps craignaient de ne pas pouvoir rouvrir leurs portes comme prévu à compter du 22 juin. La ministre n’était pas en mesure de dire combien de camps pourront rester ouverts grâce à l’aide qu’elle a annoncée.

Selon un sondage mené par l’Association des camps du Québec, 70 % des camps n’auraient pas ouvert cet été en l’absence d’aide financière et 85 % allaient de l’avant si on les soutenait. « Sur les 150 camps certifiés, il y en a peut-être une quinzaine qui ne pourront pas opérer », dit-il.

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