Le Parti québécois renonce à la Subvention salariale fédérale

Le président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono

Le Parti québécois renonce finalement à se prévaloir de la Subvention salariale fédérale pour l’aider à payer ses employés pendant la crise de la pandémie. Ce qui veut dire qu’aucun des partis politiques provinciaux n’aura recours au programme, contrairement à la scène politique fédérale où la quasi-totalité d’entre eux y ont fait appel.

« Le Parti québécois, tout comme le Bloc québécois, ne fera pas de demande de subvention salariale », a annoncé son président Dieudonné Ella Oyono sur Twitter jeudi. « Cet argent doit servir à venir en aide aux entreprises québécoises frappées par la crise. Nous relèverons notre défi financier actuel grâce à nos membres. »

Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, avait vivement dénoncé la semaine dernière la décision du Parti libéral du Canada et du Parti conservateur de se prévaloir de la subvention salariale pour payer leurs équipes partisanes. M. Blanchet martèle depuis que ces partis disposent de fonds suffisants pour payer eux-mêmes leurs employés, puisqu’ils récoltaient encore des millions de dollars en dons en début d’année.

À Ottawa, le PLC, le PCC, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert ont placé une demande pour toucher la Subvention salariale, mais pas le Bloc. À Québec, la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec et Québec solidaire avaient indiqué au Devoir la semaine dernière qu’ils n’auraient pas recours au programme fédéral eux non plus. Le Parti québécois avait quant à lui répondu ne pas l’avoir exclu.

M. Blanchet s’est abstenu de critiquer la position de ses collègues péquistes. Il a fait valoir que, contrairement au PLC et au PCC, certains plus petits partis ont peut-être réellement besoin de la subvention salariale – qui permet de financer 75 % du salaire des employés jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine.

Le contraste entre les positions bloquiste et péquiste avait cependant été soulevé par certains observateurs.