Pas assez de masques disponibles pour en obliger le port, dit Legault

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, et le premier ministre François Legault
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, et le premier ministre François Legault

Les faits saillants du jour

  • 89 nouveaux décès, pour un total de 3220 ;
  • 706 nouveaux cas, pour un total de 39 931 ;
  • 1876 personnes hospitalisées, dont 194 (+8) aux soins intensifs.
  • François Legault annonce que son gouvernement permettra aux Québécois de pratiquer « les sports individuels où il n’y a pas de contacts », comme le golf et le tennis.

 Des « dizaines de millions » de masques nécessaires pour la population

Québec a largué mercredi ses explications sur les implications légales que pourrait avoir l’obligation du port du masque.

Le premier ministre, François Legault, a plutôt affirmé que la pénurie de masques justifiait son choix de ne pas contraindre les Québécois à porter des couvre-visages.

« Si on voulait fournir des masques à tous les Québécois qui utilisent les autobus, le métro, partout au Québec, on aurait besoin de dizaines de millions de masques », a-t-il illustré. À Montréal, 500 000 personnes utilisent le métro chaque jour, a-t-il ajouté.

Le chef de la Coalition avenir Québec a ajouté que ses équipes travaillaient de pair avec des entreprises québécoises afin que celles-ci fournissent « des dizaines de millions » de masques d’ici « quelques semaines ».

Il s’est dit « un peu inquiet » au sujet du transport en commun. « Donc, au fur et à mesure, dans les prochaines semaines, où il y aura plus de monde dans le métro que dans les autobus, là, ça deviendra vraiment important, le masque », a-t-il affirmé.

Des tests en quantité insuffisante

Le premier ministre a lancé qu’il n’était « pas content » du rythme auquel les tests de dépistage se font actuellement.

« On vous a dit qu’on voulait augmenter le nombre de tests de 6000 à 14 000 par jour », a-t-il rappelé. C’est bel et bien la volonté qui avait été exprimée à Québec le 2 mai.

Or le nombre de tests est passé à 10 000 vendredi, pour redescendre à 9000 par la suite. « Je n’accepte pas ça, je ne suis pas content », a déclaré François Legault.

Pour augmenter la cadence, il faudra « mieux s’organiser » et « mieux informer la population » de la disponibilité des tests, a reconnu le premier ministre.

Le petit nombre de tests s’explique en partie par la faible fréquentation des centres de dépistage, où le gouvernement avait mis plusieurs ressources au détriment des CHSLD, a expliqué le chef du gouvernement.

De l’information partielle sur les ressources d’hébergement

François Legault a reconnu qu’il a lui-même du mal à obtenir de l’information en provenance du terrain.

Il a ainsi demandé il y a quelques jours qu’un tableau faisant état des cas dans les ressources d’hébergement soit retiré du Web, parce que les informations qui s’y trouvaient étaient inexactes.

À présent, il est parvenu à connaître le nombre de cas de COVID-19 dans les milieux de vie, mais il cherche encore à savoir « quel pourcentage ça représente des résidents, et non pas quel pourcentage des lits dans ces résidences-là », a-t-il déclaré.

Au total, 332 résidences ont déclaré avoir au moins un cas de COVID-19 en leurs murs. Le virus est encore présent dans 109 CHSLD, 131 résidences privées pour aînés (RPA), 72 ressources intermédiaires (RI) et 20 « autres milieux », selon les chiffres présentés par le premier ministre.

Quelque 5139 personnes vivant en ressource d’hébergement sont infectées, tandis que 2949 le sont dans les CHSLD, 1162 dans les RPA, 854 dans les RI et 174 dans les « autres milieux », a-t-il aussi énuméré.