Retour en classe en mai au primaire, pas avant septembre au secondaire

Les élèves du primaire y retourneront le 11 mai, à l’exception des écoliers montréalais, qui retrouveront les bancs d’école le 19 mai.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir Les élèves du primaire y retourneront le 11 mai, à l’exception des écoliers montréalais, qui retrouveront les bancs d’école le 19 mai.

Les faits saillants du jour

  • 84 nouveaux décès, pour un total de 1599;
  • 875 nouveaux cas confirmés, pour un total de 24 982;
  • Les écoles primaires rouvriront leurs portes le 11 mai, sauf les écoles de la région montréalaise, qui ouvriront le 19 mai;
  • Les écoles secondaires resteront fermées jusqu'en septembre.

Le premier ministre François Legault a annoncé lors de son point de presse lundi que les écoles rouvriraient dès le mois prochain.

Les élèves du primaire retourneront à l'école le 11 mai, à l’exception des écoliers montréalais, qui retrouveront les bancs d’école le 19 mai, lendemain de la Fête des patriotes. Les élèves du secondaire ne retourneront pas à l’école avant la fin de l’été.

M. Legault a rappelé que la présence en classe ne sera pas obligatoire. Les parents pourront décider de garder leurs petits à la maison.

La décision du gouvernement de rouvrir les écoles n’est pas motivée par la possibilité d’une immunité collective, plaide le premier ministre, mais pour des raisons « sociales ».

   

M. Legault a présenté cinq raisons pour justifier l’ouverture des garderies et des écoles primaires en mai. La première raison est « le bien des enfants », a-t-il dit. Et ce, particulièrement pour ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. Comme deuxième motif, le premier ministre souligne que « le risque est limité ». « Les conséquences graves pour les enfants sont limitées », a-t-il dit avant de préciser que « les enfants qui ont des problèmes de santé et les parents qui ont des problèmes de santé devraient rester à la maison. »

Comme troisième raison, il avance que « la situation est sous contrôle dans les hôpitaux ». Dès lors, dit-il, « si des enfants ou des enseignants devenaient malades, on a tout le personnel pour s’en occuper. »

Quatrièmement, le gouvernement plaide qu’il a le « OK de la santé publique » et que ce n’est pas une décision « prise sur la gueule ». Enfin, François Legault plaide que « la vie doit continuer ».

Le premier ministre a en outre souligné que la réouverture se fera « si et seulement si » la situation reste comme actuellement.

Les personnes à risque demeurent à risque

En dépit du déconfinement, les mesures de distanciation vont devoir demeurer, a insisté le directeur national de la santé publique Horacio Arruda. « Les personnes à risque vont demeurer à risque », a-t-il dit. L’interdiction de rassemblement pour les gens de tous âges demeure également « jusqu’à nouvel ordre », a indiqué le premier ministre.

Par ailleurs, François Legault a fait savoir que 11 000 personnes de plus avaient été recrutées pour travailler dans les résidences pour aînés et que le gouvernement pensait dès lors « être capable de combler les postes ».

D’ici là, 400 militaires sont attendus mercredi pour prêter main-forte au personnel, a-t-on indiqué.


Partagez votre avis

Vous avez des inquiétudes à partager sur la réouverture des écoles, ou des questions sur la situation ? Le Devoir veut vous entendre. Partagez votre avis en commentaire, ou sur notre page Facebook.

6 commentaires
  • M-a Poulin - Inscrite 27 avril 2020 14 h 44

    Impossible le 2m de distance même avant d'arriver en classe

    Les transports adaptés pour élèves (dont la majorité sont en situation de besoins particuliers pédagogiques) ne permet pas la distanciation de deux mètres, ce sont des caravanes et certain.es élèves ont besoin d'être attaché.es par le ou la chauffeuse. Certain.es ne peuvent pas tousser dans leur coudes...

    Les travailleurs.euses des transports adaptés des écoles sont engagé.es par des compagnies privées. Si iels refusent de travailler pour des raisons de santé iels risquent d'être mient.misent à la porte.

    Sacrifier les élèves en situation de besoins pédagogiques juste pour relacer l'économie est une aberration, mais qui n'est pas une nouveauté.

    Le gouvernement à coupé dans Les services publics et c'est maintenant qu'il en voit les conséquences. Arrêtez de mettre le sur le dos de la santé mentale et la violence conjugale quand la seule chose que vous faites c'est réduire les ressources en santé en communautaire en éducation, etc. C'est honteux.

  • Édith Bundock - Inscrite 27 avril 2020 15 h 24

    Et les personnes à risque???

    Je suis enseignante, mes élèves me manquent, mon travail me manque, mes collègues aussi. Mais j'ai une sacrée frousse de reprendre les cours! Pour diverses raisons, je suis une personne à risque de contracter le virus et d'en avoir la version TOP GUN...
    Je me sens déchirée entre laisser mes élèves revenir à l'école sans moi et faire confiance à quelqu'un d'autre pour me remplacer dans ce moment tout à fait surréaliste pour tout le monde ou alors, revenir en me croisant les doigts que les mesures qui seront prises me protégeront adéquatement. Avant de revenir, j'aurais souhaité qu'on ait démontré que les personnes ayant déjà contracté la maladie soient, dans les faits, vraiment immunisées. J'aurais voulu que les pays où cela est déjà en marche puissent démontrer l'efficacité de cette façon de faire. Bref, j'aurais apprécié que nous ne soyons pas à l'étape d'expérimentation. Je sais que nous sommes en grand nombre dans mon cas et que les dernières semaines occupées à tenter de rassurer nos jeunes et leurs parents pourraient s'achever sur l'accueil de ceux-ci par une étrangère (ou un étranger) et un message pas très rassurant qui témoigne des risques qu'ils courent (eux, pas moi!!???) de revenir à l'école.
    Finalement. Mon avis? C'est trop tôt et pas vraiment justifié.
    Là rentrée en août, même une semaine plus tôt qu'à l'habitude aurait permis que les études avancent et que tous se sentent peut-être plus informés et prêts à la prochaine étape...

    • Marcel Vachon - Abonné 27 avril 2020 16 h 25

      Chacun décide pour lui-même. Le niveau d'avoir peur vari d'une personne à l'autre. Certaines iront tandis que vous, vous resterez au fond de votre garde robes écrasé par la peur.

    • Yvan Urunuela - Abonné 27 avril 2020 19 h 43

      Expérimentation, vous avez dit le mot juste. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Demander à des enfants du primaire de respecter une distance de 2 mètres - qui dit en passant peut, selon certains articles de presse, ne pas être suffisante - c'est une mauvaise blague... Combien d'enfants de 5, 6 ou 7 ans sont capables d'évaluer correctement cette distance? Et en plus, dans un contexte de jeux et d'interactions avec leurs amis? Comment les enseignant-e-s vont-ils gérer cela? Vont-ils passer leur temps à reprendre sans arrêt les enfants pour qu'ils respectent les consignes? Et d'ailleurs, pédagogiquement parlant (parce qu'un-e prof est un-e pédagogue avant tout), on attend quoi des profs? 

  • Theo Randria - Inscrit 27 avril 2020 17 h 19

    Retour des classes TSA au secondaire

    Bonjour,

    Nous avons un élève dans une classe TSA au secondaire: Ecole l'Odyssée des Jeunes, Laval. Sa classe TSA est une classe adaptée avec un retard dans l'apprentissage qui suit le programme de primaire de 6è année.

    Pourriez-vous poser la question au ministre de l’éducation ou au premier ministre si on ne devra pas aussi le prioriser pour le retour en classe comme ceux de l’école primaire ? l'objectif étant de ne pas amplifier le retard dans l'apprentissage avant la rentrée de la prochaine année scolaire. Ils sont déjà avec un effectif réduit dans la classe (8 élèves).

    Autrement dit, en tant que parent, on aimerait qu'il retourne dans sa classe TSA au secondaire au même titre que les classes dans les écoles primaires pour qu'il puisse optimiser ses temps d'apprentissages avec son professeur à l’école.

  • Barbara Gagnon - Inscrite 27 avril 2020 18 h 03

    Les étudiants du secondaire désavantagés

    Comment maintenir leur intérêt pour les apprentissages en dehors du réseau scolaire ? Comment un enseignant pourra motiver ses étudiants sans effectuer des cours en lignes ? Québec offrira 15 000 tablettes connectées pour permettre aux familles qui ne disposent pas d’ordinateur de continuer les cours à la maison. Franchement écœuré de l’improvisation ! On sait bien que 15 000 tablettes relèveront du tirage au sort. Ceux qui n’auront pas la chance de recevoir une tablette seront les laissés pour contre. De plus, le ministre affirme que les étudiants ne sont pas en vacance, que la fréquentation est obligatoire, qu’ils seront pénalisés s’ils ne poursuivent pas leur parcours. Déconnecter de la réalité ce ministre.