Les fonctionnaires répondent à l’appel du gouvernement

Les fonctionnaires qui se sont portés volontaires pourraient être appelés à faire de l’entretien ménager, du soutien dans les CHSLD ou de l’aide dans les ressources humaines, selon les besoins.
Photo: Jean-Francois Badias Agence France-Presse Les fonctionnaires qui se sont portés volontaires pourraient être appelés à faire de l’entretien ménager, du soutien dans les CHSLD ou de l’aide dans les ressources humaines, selon les besoins.

Pas moins de 1400 travailleurs de la fonction publique se sont portés volontaires en 48 heures pour aller travailler dans le réseau de la santé, a appris La Presse canadienne.

Ils répondent ainsi à l’appel de redéploiement lancé par le gouvernement du Québec, dépassé par la catastrophe que cause la pandémie de COVID-19 dans les CHSLD. La question demeure toutefois : aura-t-on recours à leurs services sur le terrain ?

Les besoins sont criants dans la région métropolitaine et le redéploiement du personnel de la fonction publique est jugé « prioritaire » par le gouvernement, a noté la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Les syndicats ont été informés tout récemment que 1400 de leurs membres avaient répondu présents à l’appel du gouvernement lancé en début de semaine.

« Nos gens ont répondu très ouvertement et cela ne m’étonne pas, ce sont des professionnels qui ont levé la main, même si les tâches qu’on leur demande ne sont pas des tâches associées à des professionnels du gouvernement », a affirmé la présidente du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre, en entrevue avec La Presse canadienne mercredi.

Ainsi, ses membres, qui sont souvent bardés de diplômes universitaires, pourraient être appelés à faire de l’entretien ménager, du soutien dans les CHSLD ou de l’aide dans les ressources humaines, selon les besoins qui ont été rapportés. Ils recevront leur salaire habituel.

Le SPGQ prévoit que beaucoup d’autres de ses membres se porteront volontaires, parce que « des gens continuent de nous appeler pour savoir comment procéder. On sait qu’il y a plus de gens qui vont vouloir y aller », a affirmé Mme Lamarre.

Par contre, des zones d’ombre persistent. Le SPGQ demande aux autorités de clarifier les règles sur le port du masque pour ne pas compromettre la santé de ses membres.

Mme Lamarre demande aussi de mettre en place des mécanismes de résolution des différends qui peuvent survenir, par exemple, si un gestionnaire se conduit de façon inappropriée, ou encore, si on fixe des exigences inaccessibles en lien avec certaines tâches.

« Des problèmes de harcèlement, on en a tout le temps. On se plaint à qui ? »

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