75 nouveaux décès dus à la COVID-19 au Québec

Les faits saillants du jour

  • 75 nouveaux décès, pour un total de 435;
  • 691 nouveaux cas confirmés, pour un total de 14 248;
  • 936 personnes sont hospitalisées, dont 230 aux soins intensifs.

Le Québec a connu son pire bilan de décès quotidiens du coronavirus mardi, alors que le gouvernement Legault s’apprête à permettre aux proches aidants d’aller prêter main-forte aux employés débordés dans les CHSLD. Le premier ministre, François Legault, a annoncé que la liste des résidences pour personnes âgées « sous surveillance » sera dévoilée et mise à jour quotidiennement. Publiée mardi soir, la première version de la liste est disponible ici.

75 autres personnes sont mortes de la COVID-19 au Québec, ce qui porte le total à 435 depuis le début de la pandémie. Le nombre de personnes hospitalisées pour soigner leurs symptômes a augmenté de 57. En tout, 936 personnes ont été hospitalisées, dont 230 aux soins intensifs. Ces unités de soins spécialisées comptent quatre patients de plus. Le nombre de cas confirmés de la maladie a augmenté de 691 depuis la veille, ce qui porte leur nombre total à 14 248.

« Peut-être qu’on ne s’attendait pas à autant de personnes infectées », a affirmé le premier ministre François Legault dans son point de presse quotidien, en faisant allusion à la situation dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Il a reconnu que du personnel asymptomatique a probablement infecté des résidents, mais la directive de la santé publique de briser la quarantaine d’employés sans symptômes qui ont été en contact avec le virus demeure pour pouvoir maintenir les services. « Vous comprendrez qu’on ne veut pas que quelqu’un meure parce qu’on n’a pas donné de soins, a expliqué le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. […] C’est véritablement, j’appellerais, des situations qu’on essaie de faire en termes d’exceptions. »

La situation est jugée critique dans 41 résidences sur un total de 2600. La grande priorité du gouvernement demeure la situation dans les résidences privées et les CHSLD qui manquent cruellement de personnel. « La situation s’est beaucoup détériorée dans les dernières semaines, a constaté M. Legault. On compte aujourd’hui 1250 employés, juste dans les CHSLD, qui sont absents, soit qu’ils sont infectés, soit qu’ils ont la crainte d’être infectés ou toute autre raison […]. » Ces absences ajoutent une pression dans des établissements qui souffraient déjà d’un manque de personnel.

Le premier ministre a réitéré son appel à l’aide aux médecins spécialistes, aux retraités du réseau de la santé, aux 2600 enseignants en soins infirmiers et médicaux, aux employés d’entreprises d’économie sociale qui offrent des soins à domicile. « […] on a besoin de gens qui ont toutes sortes de formations médicales, que ce soit des médecins de famille, que ce soit des médecins spécialistes, que ce soit des infirmières, a-t-il affirmé. Il faut venir combler cette pénurie, ce manque, entre autres, de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD. Et on a besoin de tout le monde. »

Après avoir réalisé « la balance des inconvénients », le gouvernement permettra dès jeudi aux proches aidants déjà connus par les directions des CHSLD d’aller prêter main-forte aux préposés aux bénéficiaires s’ils le souhaitent. « Ce sont des gens qui allaient régulièrement, avant la pandémie, offrir soit de l’alimentation, de l’hydratation ou de l’hygiène, a précisé M. Arruda. Il y en a à peu près 10 % des gens en CHSLD qui ont ce genre d’aidants naturels. »

95 % des établissements auraient déjà contacté les familles concernées, selon le premier ministre. « Je veux être clair, par contre : si vous n’êtes pas un proche aidant qui est identifié par les responsables des établissements, l’interdiction des visites demeure », a-t-il mis en garde. Les proches aidants pourront aller s’occuper seulement de la personne qu’ils connaissent.

« Si vous êtes une personne qui n’est pas dans cette catégorie, je vous demande de ne pas mettre de pression ou de porter plainte contre les choix qui seront faits par les établissements », a précisé M. Arruda.

Des précautions seront prises, comme d’avoir un test négatif, d’avoir les équipements médicaux requis, de respecter les mesures de distanciation sociale avec les autres patients, les employés et avec les proches à la maison.