La situation est critique dans six CHSLD

Les faits saillants

  • 881 nouvelles personnes déclarées positives, pour un total de 10 912 cas confirmés
  • 679 personnes sont hospitalisées (+ 47), dont 196 aux soins intensifs (+ 15)
  • 41 nouveaux décès, pour un total de 216
  • François Legault prévoit une augmentation du nombre de décès dans les prochains jours, d’ici à ce que le pic soit atteint.

Situation critique dans six CHSLD

La moitié (49 %) des personnes mortes en raison de la COVID-19 vivaient dans des CHSLD, et la majorité d’entre elles étaient hébergées dans six CHSLD où des éclosions ont fait des ravages.
En tout, 71 des victimes du nouveau coronavirus habitaient les CHSLD de Sainte-Dorothée (16 décès), le Centre d’hébergement Notre-Dame-de-la-Merci (13 décès), le Centre d’hébergement de LaSalle (7 décès), le Centre d’hébergement Alfred-Desrochers (5 décès), le CHSLD Laflèche (20 décès), le Centre d’hébergement de la Pinière (10 décès).
Québec a dit avoir déployé 450 médecins et 1000 infirmières et autres membres du personnel de la santé dans les CHSLD. « C’est là que ça va se jouer et que ça se joue actuellement », a lancé le premier ministre.

Les aînés confinés plus longtemps

François Legault a souligné que 99 % des personnes qui ont été emportées par le coronavirus avaient plus de 60 ans. Et « les personnes qui sont décédées [et qui avaient] entre 60-69 ans avaient presque toutes des problèmes de maladies chroniques », a-t-il insisté. « Donc ça veut dire que si vous êtes en bonne santé comme moi, entre 60 et 69 ans, il n’y a pas d’inquiétude. »

Ce que cela veut aussi dire, cependant, c’est que « les personnes qui sont vulnérables, ce sont les personnes plus âgées », a souligné le chef du gouvernement. Pour ces raisons, il a déclaré que le confinement « va durer plus longtemps pour nos aînés ».

Quant aux autres, ils pourraient reprendre le travail graduellement. « Que des gens plus jeunes aillent travailler dans le secteur de la construction, s’ils ne vont pas proche des personnes de 60 ans et plus, je pense que les risques sont limités », a déclaré le premier ministre.

 

Un déconfinement progressif

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré en matinée que « la normalité comme elle était avant ne pourra pas revenir tant qu’il n’y aura pas de vaccin », et que cela pourrait prendre « un an, un an et demi ».
Mais « les gens vont virer fous » s’ils restent confinés tout ce temps, a réagi le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda. « On va rouvrir certaines activités, on va accepter une certaine transmission locale », a-t-il déclaré, en précisant qu’il valait néanmoins mieux rester prudents, au cours des « prochaines semaines ».
Québec devra aussi réfléchir à la position qu’il souhaite défendre quant à la réouverture des frontières, a reconnu le Dr Arruda. « Ça va dépendre de l’épidémiologie ailleurs », a-t-il notamment fait valoir. Chose certaine : « on n’est pas encore rendus à l’étape de rouvrir les frontières », a attesté François Legault.

Les écoles rouvertes par régions ?

François Legault n’exclut pas la possibilité de rouvrir graduellement les écoles, en commençant avec celles situées dans des régions où moins de personnes ont contracté le coronavirus. « Pour les enfants, les risques de conséquences graves sont très minimes si jamais ils attrapaient la COVID-19 », a-t-il déclaré. « Donc, on ne l’exclut pas, d’y aller par régions. Mais c’est aussi possible qu’on soit capables de tout ouvrir en même temps. »