Québec limite l’accès à quatre nouveaux secteurs

Les forces policières établiront des points de contrôles mercredi dans l'après-midi.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les forces policières établiront des points de contrôles mercredi dans l'après-midi.

Le gouvernement québécois restreint l’accès dans quatre nouvelles régions sociosanitaires — l’Outaouais, et certains secteurs des Laurentides, de Lanaudière et de la Mauricie–Centre-du-Québec — afin de freiner la propagation de la COVID-19 à l’extérieur de Montréal, la Montérégie et l’Estrie.

« Dès le 1er avril à midi, des points de contrôle additionnels seront déployés aux abords et à l’intérieur de quatre nouvelles régions », ont indiqué les autorités par voie de communiqué mercredi avant-midi. « Cette mesure fait suite aux directives de la Direction de la santé publique et vise à limiter les déplacements non essentiels et, ainsi, à protéger la population quant à la COVID‑19. »

Des points de contrôle policiers limitent déjà l’accès depuis samedi dernier, à huit autres régions sociosanitaires du Québec, c’est-à-dire le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James.

L’accès à la région sociosanitaire de l’Outaouais et aux MRC Antoine-Labelle et Argenteuil (Laurentides), aux territoires d’Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm (Lanaudière) ainsi qu’à l’agglomération de La Tuque (Mauricie–Centre-du-Québec) sera grandement limité à compter de mercredi midi.

Le gouvernement permet à toute personne de passer un point de contrôle pour regagner sa «résidence principale». Mais, celle-ci devra s'isoler pendant 14 jours dès son retour à la maison, à moins notamment de revenir directement du travail.

Mais, « toute personne présentant des symptômes liés à la COVID-19, notamment de la toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires, des maux de gorge ou une perte de l’odorat» sera quant à elle refoulée par les forces policières, sauf si elle se dirige vers un établissement de santé ou de services sociaux pour y obtenir des soins «requis par [son] état de santé », est-il précisé dans l'arrêté signé par la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, le 1er avril.

Le transit de produits essentiels ne sera pas affecté ni les déplacements des professionnels de la santé, a assuré le gouvernement à la population. « Les mesures instaurées ne visent pas les activités qui permettent d’obtenir et de fournir des soins et des services de santé, ni celles qui assurent le soutien humanitaire et les services essentiels pour la continuité de la chaîne d’approvisionnement de l’ensemble des régions du Québec », a souligné le gouvernement. « En limitant ainsi les entrées et les sorties, les autorités de santé publique croient pouvoir limiter et prévenir davantage la propagation de la COVID-19. »



D’autres détails à venir.