Issue possible dans le dossier du déplacement des résidents de Pointe-Parent

<p>Le village de Pointe-Parent est enclavé dans la réserve innue voisine (notre photo).</p>
Photo: Renaud Philippe Le Devoir

Le village de Pointe-Parent est enclavé dans la réserve innue voisine (notre photo).

Le gouvernement du Québec a un nouveau plan pour reloger la population du secteur Pointe-Parent à Natashquan. S’il est mis en place, les résidents pourraient recevoir des offres pour leurs maisons d’ici la fin de l’année.

« Je pense qu’on a fait un pas de plus dans la bonne direction », a expliqué le maire de Natashquan, André Barrette, en entrevue au Devoir jeudi. Mercredi, M. Barrette a rencontré l’équipe de la sous-ministre québécoise aux Affaires autochtones, Marie-Josée Thomas, à Sept-Îles pour discuter du dossier de Pointe-Parent.

Comme l’expliquait Le Devoir dans son édition de mardi, les résidents de ce secteur isolé de la ville de Natashquan attendent, depuis des années, d’être relogés parce que leur territoire est enclavé dans la réserve innue voisine.

Lors de la réunion de mercredi, le gouvernement s’est engagé à venir rencontrer les citoyens touchés sur place d’ici la fin du mois, pour leur présenter un plan d’action. « On m’a assuré que ça allait se faire avant fin mars », a précisé le maire.

S’il fonctionne, ce plan permettrait à l’État de soumettre des offres d’achat aux 45 propriétaires touchés lors d’une seconde rencontre avant la fin de 2020.

Des citoyens devenus méfiants

Invitée à réagir, l’une des responsables du comité citoyen mobilisé dans le dossier, Nicole Lessard, accueillait bien la nouvelle, mais non sans méfiance.

« Ce n’est pas nécessairement plus rassurant, mais on convient que les délais semblent se raccourcir. Donc, on vit encore d’espoir », dit-elle.

Les résidents de Pointe-Parent ont eu leur lot de plans et de promesses dans le passé, a-t-elle rappelé. En juin 2018, le gouvernement leur avait dit que leur sort serait finalement réglé l’hiver suivant.

La nouvelle échéance de fin 2020 pour le dépôt des offres serait intéressante, ajoute-t-elle, « en autant qu’on nous donne l’assurance que c’est ce qui va arriver ».

Du côté de la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, elle n’était pas en mesure de parler au Devoir cette semaine.

Dans un courriel transmis par son attachée de presse, elle s’est dite « satisfaite » que la rencontre à Sept-Îles se « soit bien déroulée » et « que le maire de Natashquan ait adhéré à notre approche ».

« Dès que disponible, je prendrais connaissance du plan de travail et analyserai les recommandations du secrétariat aux Affaires autochtones avant de prendre action », a-t-elle ajouté dans le message transmis par son attachée de presse.