Un nouveau tracé étudié pour le troisième lien à Québec

Le nouveau tracé relierait Québec et Lévis à partir de leurs centre-villes respectifs plutôt que de passer par l’Est.
Photo: Chen Siyuan CC Le nouveau tracé relierait Québec et Lévis à partir de leurs centre-villes respectifs plutôt que de passer par l’Est.

Le gouvernement Legault a confirmé mercredi qu’il favorisait un nouveau tracé pour le 3e lien, qui relierait Québec et Lévis à partir de leurs centres respectifs plutôt que de passer par l’Est.

Selon nos informations, il s’agit désormais du scénario privilégié par le gouvernement.

Du côté de Lévis, le tunnel serait creusé à partir de l’autoroute 20 à la hauteur de la sortie Monseigneur-Bourget. Une fois le fleuve traversé, il terminerait sa course dans le quartier Saint-Roch, près du stade de baseball.

La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme par le maire de Québec, Régis Labeaume, en après-midi. « On est très contents », a-t-il dit, en expliquant que le nouveau projet était beaucoup plus cohérent avec son projet de réseau structurant. « On a le meilleur des deux mondes », a-t-il fait valoir.

Si on fait passer le réseau structurant par le tunnel, des résidents de Lévis travaillant à Québec pourraient accéder facilement à l’autre rive sans leur voiture et inversement.

Illustration: Ministère des Transports Une carte montrant où se situerait le 3e lien que prévoit d’aménager le gouvernement Legault.

« Dorénavant, les deux projets s’accrochent, voire se fondent. Maintenant, on a deux projets qui ont des intérêts convergents, et ça, c’est toute la différence du monde », a-t-il dit.

Comme l’a souligné le maire Labeaume mercredi, un grand nombre de choses restent toutefois à éclaircir dans ce nouveau scénario.

Selon ses dires et des documents cités par Cogeco mercredi, le projet prévoit que des autobus électriques empruntent le tunnel, et non le tramway. L’accès au tunnel ne serait pas le même non plus pour les usagers du transport en commun et les automobilistes. Par exemple, les automobilistes devraient sortir du tunnel à l’entrée nord du quartier Saint-Roch, alors que les usagers du transport en commun pourraient poursuivre leur trajet jusqu’au carré d’Youville.

De façon plus générale, le maire a aussi laissé entendre que cette nouvelle mouture du projet pourrait mettre fin aux divisions qui perdurent à Québec entre partisans du troisième lien et sympathisants du réseau structurant.

Quel effet sur les coûts ?

L’été dernier, la CAQ avait pourtant annoncé qu’elle optait pour un tracé passant sous l’île d’Orléans.

Dans cette version, le tunnel d’une dizaine de kilomètres devait passer sous la pointe ouest de l’île, située à l’est de Québec, et relier les autoroutes 40 et 20. Il devait inclure du transport en commun arrimé avec le réseau de transport structurant que projette la Ville de Québec. Or, ces derniers mois, plusieurs critiques avaient fait valoir que l’emplacement loin des centres ne favorisait pas le transport en commun.

Pour l’heure, le ministre des Transports, François Bonnardel, n’a pas voulu commenter le dossier. Il s’est toutefois engagé à le faire jeudi en marge du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Régis Labeaume a affirmé mercredi qu’on lui avait assuré que le nouveau projet n’était pas plus coûteux que l’autre et que la CAQ prévoyait toujours de le boucler avec 4 milliards de dollars. « Je vous répète ce que le ministre m’a dit », a-t-il dit. D’emblée, le ministre et son équipe l’auraient assuré que la nouvelle mouture ne posait pas de problèmes techniques majeurs.

Selon une étude commandée par le ministère des Transports du Québec dévoilée en 2016, un tunnel reliant l’est de Québec à la rive sud devait coûter 4 milliards.

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