Cyberintimidation: deux députées ont recours à la police

Le Cercle des femmes parlementaires a tenu une table ronde sur la cyberintimidation en novembre pour mieux outiller les députées.
Photo: Andrew Cribb Getty Images Le Cercle des femmes parlementaires a tenu une table ronde sur la cyberintimidation en novembre pour mieux outiller les députées.

Deux députées de l’Assemblée nationale se sont adressées à la police après avoir été la cible de messages haineux en ligne. La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a fait un signalement à la Sûreté du Québec (SQ) vendredi après avoir reçu des menaces, tandis que la députée de Québec solidaire Christine Labrie a déposé deux plaintes à la police de Sherbrooke le même jour, l’une pour harcèlement et l’autre pour des menaces.

« On était face à deux situations qui vraiment dépassaient les limites du raisonnable, a expliqué Mme Labrie en entrevue au Devoir. Je n’entrerai pas dans le détail du contenu des plaintes, mais on n’était pas dans les insultes ici. Dans l’un des deux cas, il y avait vraiment des propos violents démesurés envers les femmes en général et dans l’autre cas, c’est un acharnement. »

Il faut prendre les moyens nécessaires pour que les gens ne se sentent plus autorisés à envoyer des messages comme ça

L’un des messages était anonyme, l’autre non. Elle a reçu le message violent le lendemain de sa prise de parole au Salon bleu le 27 novembre pour dénoncer la cyberintimidation dont sont victimes les élues. Les députés de tous les partis avaient alors adopté la motion de la caquiste Chantal Soucy pour que l’Assemblée nationale reconnaisse ce phénomène.

La députée solidaire avait d’abord choisi de faire fi des messages haineux qu’elle recevait depuis un an, puis elle s’est ravisée en voyant que cette stratégie avait peu d’effet. « Il faut prendre les moyens nécessaires pour que les gens ne se sentent plus autorisés à envoyer des messages comme ça aux gens, a-t-elle dit. […] Je pense qu’il y a des gens qui vont faire un peu plus attention et qui vont y penser à deux fois. »

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La députée de Québec solidaire Christine Labrie

« Je la comprends de faire ces démarches-là et c’est la bonne chose à faire », a réagi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a instauré une politique de tolérance zéro à la ville. « C’est inacceptable, a-t-elle ajouté. Ce n’est pas le genre de société dans laquelle on veut vivre et les gens doivent être imputables de leurs gestes. »

La députée indépendante Catherine Fournier hésite de moins en moins à transmettre les messages haineux qu’elle reçoit à la police. Elle a porté plainte à trois reprises depuis 2016 et a même dû faire l’objet de protection policière. Dans un cas, sa plainte contre l’un de ses bénévoles a mené à des démarches judiciaires et s’est réglée hors cours. « Visiblement, la personne avait des problèmes de santé mentale, donc ce n’était pas tant une peine que je voulais que le fait qu’elle ait accès à des ressources pour l’aider », a-t-elle raconté. Dans un autre cas, il y a eu une prise en charge psychiatrique rapide. La troisième plainte fait toujours l’objet d’une enquête.

Signalement à la SQ

La ministre Nathalie Roy a choisi de faire un signalement à la Sûreté du Québec, vendredi, plutôt que de porter plainte pour des messages reçus après la diffusion d’une vidéo peu flatteuse à son égard par la députée de Québec solidaire Catherine Dorion. Cette vidéo, vue 1,7 million de fois sur Facebook depuis mercredi, montre des extraits de la ministre qui esquive les questions de la députée sur le crédit d’impôt pour la presse écrite. C’est la deuxième fois que Mme Roy s’adresse à la police. En 2017, elle avait reçu des menaces de mort après avoir interpellé publiquement l’imam Adil Charkaoui.

Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy

Mme Roy n’a pas souhaité accorder d’entrevue au Devoir. « Lorsqu’elle a mis sa vidéo en ligne, qui donne nettement l’impression que je suis incapable de m’exprimer, que je ne comprends rien […], là ç’a commencé à déraper sérieusement sur les réseaux sociaux », a affirmé la ministre au micro de Benoit Dutrizac, à QUB Radio lundi.

« “T’es une os… de conne”, “vous êtes juste une cr… de vendue”, “j’espère que vous allez mourir” », a-t-elle poursuivi, citant des messages reçus. Nathalie Roy a qualifié la vidéo de malhonnête et a publié une réplique sur sa propre page Facebook en diffusant deux autres extraits où elle offre une réponse aux questions de Mme Dorion.

La députée solidaire, qui reçoit aussi son lot de propos malveillants, a réagi sur les réseaux sociaux. « Contente que Nathalie Roy […] ait décidé de faire un signalement à la police pour des messages haineux reçus en ligne. Contente que ma collègue Christine Labrie ait porté plainte pour menaces et harcèlement. J’encourage toutes celles et ceux qui subissent ça de suivre leur exemple. Il est temps que la peur change de camp. »

« On ne peut pas contrôler comment ces vidéos-là sont reçues, mais il n’y a pas eu d’appel à la haine envers qui que ce soit dans les échanges vidéo qui ont eu lieu dans les derniers jours », a dit Christine Labrie en se portant à la défense de sa collègue.


Recrutement difficile
 

Lorsque la joute partisane dérape, les répercussions des propos haineux envers les élues sur les réseaux sociaux vont bien au-delà de la peur, selon la députée Chantal Soucy, qui est présidente du Cercle des femmes parlementaires de l’Assemblée nationale. « On se demande pourquoi c’est très difficile de recruter des femmes en politique, a-t-elle fait remarquer en relatant les démarches de la Coalition avenir Québec lors de la dernière élection. Beaucoup de femmes nous disent : quand on regarde ça, on ne veut pas être la cible sur les médias sociaux d’insultes ou de critiques à notre égard. On ne veut pas voir notre vie personnelle affichée sur les réseaux sociaux. On ne veut pas que nos enfants souffrent de ça. » Le Cercle des femmes parlementaires a tenu une table ronde sur la cyberintimidation en novembre pour mieux outiller les députées, et de là est venue l’idée de la motion à l’Assemblée nationale.


 
17 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 07 h 13

    « Cheap shot »

    « Cheap shot »

    « La ministre Nathalie Roy a choisi de faire un signalement à la Sûreté du Québec, vendredi, plutôt que de porter plainte pour des messages reçus après la diffusion d’une vidéo peu flatteuse à son égard par la députée de Québec solidaire Catherine Dorion..» ..écrit Le Devoir.

    Les allégations de la ministre Nathalie Roy envers Catherine Dorion sont d'une démagogie sans nom, alors que l'heure devrait être à la solidarité entre les victimes de la cyberintimidation, et non de faire du politcaillage de bas étages quand il est question de harcèlement criminel sur le web.

    Les messages haineux, et particulièrement en politique, sont constants sur le Web, et il me semble terriblement mesquin de voir Nathalie Roy tenter de faire porter le blâme de ses harceleurs sur le dos de Catherine Dorion. Alors que les seuls responsables du harcèlement sont ses harceleurs. Ou alors, selon cette même logique, est-ce qu'on pourra dire que les allégations de Nathalie Roy seront responsables du prochain harcèlement de Catherine Dorion?

    La cerise sur le sunday, c'est que c'est plutôt Nathalie Roy qui a menti en prétendant que Catherine Dorion ne voulait pas que les chroniqueurs soient payés et je cite :

    «La collègue nous parle des chroniqueurs et nous dit qu’il ne faudrait pas que les chroniqueurs soient payés.» - Nathalie Roy

    Alors que ce que proposait Catherine Dorion, c'est que les chroniqueurs ne soient pas "subventionnés par l'État". Méchante différence.

    En résumé, il n'y a qu'un mot pour qualifier la réaction de Nathalie Roy:

    « Cheap shot »

    Christian Montmarquette

    • Jacques Patenaude - Abonné 17 décembre 2019 09 h 14

      "Est-ce qu'on pourra dire que les allégations de Nathalie Roy seront responsables du prochain harcèlement de Catherine Dorion?"

      Ça dépend de ce que Nathalie Roy dirait et surtout comment elle le dirait. Ce que j'ai vu du video de CD semble effectivement une cheap shot. Elle s'attaquait surtout à sa personne plutôt qu'à ses propos.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 17 décembre 2019 11 h 33

      «Les allégations de la ministre Nathalie Roy envers Catherine Dorion sont d'une démagogie sans nom» CM

      Qui est la plus démagogue Monsieur Montmarquette, Catherine Dorion avec un vidéo trafiqué et malhonnête qui ne reflête pas la réalité des propos de Madame Nathalie Roy, où elle-même, Madame Roy, qui sur son propre vidéo remet les pendules à l'heure de la vraie conversation...Si pour les députés de QS le mensonge, le dénigrement, la manipulation et le harcellement est la façon habituelle de faire de la politique, alors j'espère que votre partie mordra la poussière aux prochaines élections...Vous ne méritez pas de prendre le pouvoir...Plus, votre mentalité devient dangereuse pour l'avenir du Québec, autant que celle des Libéraux qui n'ont jamais hésité à bafouer et à manipuler la vérité pour prendre et conserver le pouvoir...

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 14 h 23

      @ Jean-Marc Simard

      C'est plutôt moi qui va vous remettre la pendule à l'heure.


      Je ne vois pas pourquoi Catherine Dorion nous aurait servi les deux heures de vidéo qui pour illustrer son point, d'autant plus que, comme le dénonce le député Alexandre Leduc sur Twitter, la CAQ fait exactement la même chose, allez-vous aussi souhaiter que la CAQ ne prenne pas le pouvoir??

      "C'est ignoble de la rendre (Catherine Dorion) responsable d’imbéciles qui croient judicieux d’insulter des députée. Pas besoin de chercher bien loin sur le web pour trouver cette vidéo de la CAQ il y a 2 semaines pour justifier son bâillon sur PL-34, un exemple d’un montage qui vise à ridiculiser un élu." — Alexandre Leduc, Twitter, 17 décembre 2019.

      D'ailleurs, avez-vous déjà lu un seul article de journal qui rapporte tous les travaux de l'Assemblée nationale, avant de publier un éditorial ou une critique sur les propos d'un ministre ou d'un député?

      Non. Les articles n'utilisent QUE des extraits mis entre guillemets.

      Et c'est exactement ce que font les montages : extraire les segments pertinents au sujet proposé.

      Et je suis d'accord avec Alexandre Leduc qu'il est ignoble de rendre Catherine Dorion responsable d’imbéciles qui croient judicieux d’insulter des députée. Et si vous avez envie de vous en prendre à du monde, dénoncez-donc les harceleurs, plutôt que leurs victimes. Parce que s'il y a une députée qui a été l'objet de tous les mépris, c'est bien Catherine Dorion.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 18 h 05

      @ Jacques Patenaude,

      "Ça dépend de ce que Nathalie Roy dirait et surtout comment elle le dirait."- Jacques Patenaude

      Le mal est déjà fait M, Patenaude.

      Quand Nathalie Roy tente de faire porter le blâme de ses harceleurs sur le dos de Catherine Dorion avec le paquets de "haters" du web qui la traitent déjà de tous les noms sous de fausses accusations.

      Mais à quoi s'attendre d'autres de cette petite "clientèle" frustrée, revancharde et agressive de la droite nationaliste qui n'ont rien d'autre que des insultes et des calomnies pour arguments?

  • Raynald Rouette - Abonné 17 décembre 2019 08 h 08

    Un fléau, il faut que ça cesse

    Des accusations formelles (genre avoir troublé la paix) doivent être portées avec peines suffisantes. Tolérance zéro, comme l'alcool et la drogue au volant...

  • Guy Ducharme - Abonné 17 décembre 2019 09 h 46

    Surtout malhonnête

    On peut trouver la ministre Nathalie Roy assez ordinaire, on peut constater qu’elle esquive souvent les questions, mais il reste que la vidéo de Catherine Dorion est avant tout malhonnête et mesquine par le choix des extraits qu’elle a décidé d’inclure et de ceux qu’elle a sciemment décidé d’exclure.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 12 h 54


      « Surtout malhonnête » - Guy Ducharme

      Catherine Dorion serait "malhonnête", dites-vous?

      - Vous lisez trop les torchons de désinformation du Journal de Montréal qui a un flagrant parti-pris contre Québec solidaire.

      Ceci, alors que Catherine Dorion n'a pas dit que Nathalie Roy n'avait jamais prononcé le mot chroniqueur, mais que ça lui avait pris 10 minutes avant de le faire, et je cite Catherine Dorion:

      « Dans ma vidéo, je ne dis pas que la ministre n’a jamais abordé le sujet de toute l’interpellation. Je mentionne bien clairement ceci : Donc, DIX MINUTES pendant lesquelles, à aucun moment, le mot chroniqueur n'a été prononcé, à aucun moment le sujet que j'avais lancé n'a été abordé. Je parle très clairement des premiers dix minutes de réponse de la ministre et non pas de toute l’interpellation.»

      — Catherine Dorion, Twitter

    • Guy LeVasseur - Abonné 17 décembre 2019 14 h 23

      @ Christian Montmarquette

      Mon cher monsieur ce n’est pas le Journal de Montréal qui a un parti pris contre Québec Solidaire !
      C’est le Québec en entier.
      Québec Solidaire a fait élire 10 députés sous fausse représentation de laicité lors de la dernière élection
      puis a fait un 180 degrés sur ce sujet pour confirmer son idéologie multiculturaliste communautariste
      anti-laicité quelques semaines plus tard.
      Et QS poursuit dans la fourberie, la désinformation et la manipulation typiques des gauches radicales
      occidentales déconnectées de la réalité et méprisantes envers la population.
      Les récentes projections donnent déjà Sol Zanetti, Christine Labrie et Émilise Lessard-Therrien perdants
      à la prochaine élection au Québec et ce n’est qu’un début.

      Appui actuel de Qs :
      Québec Total : 10 %
      Montréal : 12 %
      Région de Québec : 10 %
      Régions : 8 %

      18-34 ans : 18 %
      35-54 ans : 11 %
      55 + ans : 5 %

      À 18 % chez les 18-34 ans, QS est mathématiquement mort hors de son réduit territorial multiculturaliste montréaliste de 4 à 5 circonscriptions.

    • Guy Ducharme - Abonné 17 décembre 2019 15 h 05

      M. Montmarquette,

      Je ne parlais pas de ce qu'a dit ou n'a pas dit Catherine Dorion. Je faisais plutôt allusion au montage tendancieux qu'elle a fait des propos de Mme Roy, de ce qu'elle a choisi délibérément d'omettre dans ce montage.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 17 h 22

      @Guy LeVasseur,

      "Ce n’est pas le Journal de Montréal qui a un parti pris contre Québec Solidaire ! C’est le Québec en entier." - Guy LeVasseur

      - Qu'est-ce que vous en savez?
      Vous avez passé le Québec à l'interrogatoire?

      Ce n'est pas "le Québec en entier" qui a traité Catherine Dorion de pute.

      C'est le Journal de Montréal.

      Quant à votre sondage, ça ne veut pas dire grand chose, et surtout pas un seul.

      Sans compter que ce sont les élections qui élisent les députés, pas les sondages.

      Un peu de patience M, Levasseur, Québec solidaire n'a jamais dit qu'il était pressé, mais il n'a jamais cessé de progresser d'élections en élections depuis sa fondation.

      Et ça, c'est une tendance lourde, pas un sondage.

  • Serge Tanguay - Inscrit 17 décembre 2019 12 h 23

    Démagogie sans nom ?

    @Christian Montmarquette
    Démagogie sans nom ? Désolé, mais diffuser une vidéo sur Facebook pour mettre en scène les faux pas d’une adversaire politique est un exemple parfait de démagogie.

    Catherine Dorion connaît les réseaux sociaux. Elle s’en sert abondamment. Elle sait sûrement que Facebook, malgré la prétendue bonne volonté de ses dirigeants d’en policer le contenu, demeure un terreau fertile pour les haineux qui guettent chaque occasion d’y déverser leur fiel. Elle aurait dû prévoir les conséquences que son geste allait entraîner. Espérons qu’elle en tirera une leçon.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 14 h 17

      @ Serge Tanguay,

      "Démagogie sans nom ? Désolé, mais diffuser une vidéo sur Facebook pour mettre en scène les faux pas d’une adversaire politique est un exemple parfait de démagogie." - Serge Tanguay

      Je ne vois pas pourquoi Catherine Dorion nous aurait servi les deux heures de vidéo qui pour illustrer son point, d'autant plus que, comme le dénonce le député Alexandre Leduc sur Twitter, la CAQ fait exactement la même chose :

      "C'est ignoble de la rendre (Catherine Dorion) responsable d’imbéciles qui croient judicieux d’insulter des députée. Pas besoin de chercher bien loin sur le web pour trouver cette vidéo de la CAQ il y a 2 semaines pour justifier son bâillon sur PL-34, un exemple d’un montage qui vise à ridiculiser un élu." — Alexandre Leduc, Twitter, 17 décembre 2019.

      D'ailleurs, avez-vous déjà lu un seul article de journal qui rapporte tous les travaux de l'Assemblée nationale, avant de publier un éditorial ou une critique sur les propos d'un ministre ou d'un député?

      Non. Les articles n'utilisent QUE des extraits mis entre guillemets.

      Et c'est exactement ce que font les montages : extraire les segments pertinents au sujet proposé.

      Et je suis d'accord avec Alexandre Leduc qu'il est ignoble de rendre Catherine Dorion responsable d’imbéciles qui croient judicieux d’insulter des députée.

      Et si vous avez envie de vous en prendre à du monde, dénoncez-donc les harceleurs, plutôt que leurs victimes. Parce que s'il y a une députée qui a été l'objet de tous les mépris, c'est bien Catherine Dorion.

      - Et pourquoi?

      - Pour avoir osé porter un chandail plutôt qu'un tailleur?

      Une belle déguelasserie doublée d'insignifiance si vous voulez mon avis.

  • Serge Tanguay - Inscrit 17 décembre 2019 15 h 51

    Malentendu

    @Christian Montmarquette

    Contrairement à vos allégations, je ne me prends à personne. Ce n’est pas la personne, mais le geste que je condamne. Lorsque Catherine Dorion arrive à l’Assemblée nationale en coton ouaté, je me range totalement derrière elle. Lorsqu’elle cuisine sans complaisance un adversaire politique durant la période de questions, je me range totalement derrière elle. Lorsqu’elle fait un montage digne d’un Youtubeur juvénile pour le diffuser sur Facebook sans en mesurer les conséquences, je débarque complètement. Et cela s'applique également à ceux et celles, tous partis politiques confondus, qui usent des mêmes méthodes.

    P.-S. Au cas où vous pourriez croire que mon premier commentaire relève de la partisanerie, permettez-moi de tirer un peu sur mon jupon pour vous en montrer la couleur. Alexandre Leduc, que vous mentionnez dans votre commentaire, a obtenu mon vote lors des deux dernières élections. Rien à ajouter.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 décembre 2019 17 h 32

      "Lorsqu’elle fait un montage digne d’un Youtubeur juvénile" - Serge Tanguay

      J'ai du mal à vous suivre quand vous alignez démagogie et juvénile dans deux commentaires qui se suivent.

      Comment peut-on être démagogique (manipulateur expérimenté) et juvénile (novice et inexpérimenté) en même temps?