Des militants libéraux proposent leur propre réforme du mode de scrutin

Dans leur rapport sur le sujet, les militants libéraux arguent notamment que le mode de scrutin préférentiel «permet de réduire le besoin de vote stratégique» et «n’augmente pas le risque de l’instabilité politique».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Dans leur rapport sur le sujet, les militants libéraux arguent notamment que le mode de scrutin préférentiel «permet de réduire le besoin de vote stratégique» et «n’augmente pas le risque de l’instabilité politique».

Un comité de militants libéraux proposera dimanche d’instaurer un mode de scrutin préférentiel au Québec. Dans un rapport qu’ils ont déposé dans le cadre du Conseil général du Parti libéral du Québec à Sherbrooke, ils détaillent les avantages d’un tel mode de scrutin.

« Ce système permet de réduire le besoin de vote stratégique » ; « il décourage aussi les campagnes négatives » ; il « n’augmente pas le risque de l’instabilité politique », écrivent les militants dans le document.

Leur proposition, élaborée de pair avec le président de la Commission politique nationale du PLQ, Yu Cai Tian, doit faire l’objet de débats dimanche.

Elle vise à faire contrepoids à la promesse caquiste d’instaurer en 2026 un mode de scrutin mixte avec compensation régionale, à condition d’obtenir l’assentiment des Québécois dans un référendum.

Moins de risque d’instabilité politique

Les militants libéraux estiment que leur proposition est plus intéressante que celle de la CAQ, car celle-ci risque à leur avis d’affaiblir la représentativité des régions et de créer « deux types de députés » (ceux élus au suffrage universel et les autres, issus de listes).

« Ce mode de scrutin n’augmente pas le risque de l’instabilité politique, puisqu’il permet aussi facilement l’élection de gouvernements majoritaires que le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour », écrivent-ils, en citant l’Irlande et l’Australie en exemple.

Un total de six premiers ministres se sont succédé à la tête de l’Australie depuis 2007. En Irlande, trois Taoiseach (le nom donné aux chefs de gouvernement) se sont succédé à la tête de l’État depuis 2008.