Étudiants étrangers: Québec revient aux anciennes règles du PEQ

Le règlement controversé resserrant l’accès au PEQ a été abrogé sous la «recommandation» du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le règlement controversé resserrant l’accès au PEQ a été abrogé sous la «recommandation» du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Le Conseil des ministres a officiellement abrogé mercredi le règlement controversé resserrant l’accès au Programme de l’expérience québécoise (PEQ), et ce, sous la « recommandation » du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette.

Du coup, le ministère sélectionnera à compter de ce jeudi tout ressortissant étranger ― peu importe son domaine d’études — qui a décroché un diplôme d’études universitaires (baccalauréat, maîtrise ou doctorat), un diplôme d’études collégiales techniques ou encore un diplôme d’études professionnelles après au moins 1800 heures de formation continue menant à un métier donné.

Cela dit, tout ressortissant étranger qui a soumis une demande entre le 1er novembre et le 13 novembre 2019 ― période durant laquelle la réforme, aujourd’hui avortée, était en vigueur ― ayant en main une attestation ou un diplôme sanctionnant 900 heures d’études se verra aussi remettre un certificat de sélection du Québec (CSQ).

La liste des domaines de formation admissibles au PEQ est mise de côté, pour l’instant. Des « enjeux », des « ambiguïtés » s’étaient retrouvés sur la liste des 218 domaines de formation privilégiés, a admis le ministre caquiste mardi.

L’étudiant étranger devra aussi démontrer une connaissance orale du français de stade intermédiaire avancé et une certaine autonomie financière afin de pouvoir soumettre une demande de CSQ à Québec, puis de résidence permanente à Ottawa, en empruntant la voie rapide du PEQ, prévoit le règlement.

Étonnamment, le ministre Jolin-Barrette était incapable d’indiquer au Devoir mercredi quand le PEQ, version originale, serait remis sur les rails. « En temps et lieu », avait affirmé l’élu caquiste, ce qui a attisé l’inquiétude des étudiants étrangers qui souhaitent demeurer au Québec après leurs études.

M. Jolin-Barrette édictera un nouveau règlement. D’ici là, il s’emploiera à « rencontrer l’ensemble des différents intervenants » concernés, y compris les partenaires du marché du travail, a-t-il promis.