Un barrage hydroélectrique portera le nom de Bernard Landry

Bernard Landry sera le troisième premier ministre à voir son nom associé à un barrage.
Photo: Éric Saint-Pierre Le Devoir Bernard Landry sera le troisième premier ministre à voir son nom associé à un barrage.

Le gouvernement de François Legault a décidé d’honorer l’ancien premier ministre Bernard Landry en nommant l’un des grands barrages hydroélectriques du Québec en son honneur, a appris Le Devoir.

L’annonce doit avoir lieu mercredi à Montréal, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort. Décédé le 6 novembre 2018 à l’âge de 81 ans, M. Landry a été premier ministre du Québec de 2001 à 2003.

Le barrage choisi est Eastmain I-A à la Baie-James, en raison du rôle moteur qu’a joué M. Landry dans son développement. Ce mégabarrage de 507 mégawatts avait été érigé dans la foulée de la Paix des Braves signée en 2001 par M. Landry et le grand chef du Grand Conseil des Cris de l’époque, Ted Moses.

Des représentants du gouvernement de la nation crie (Eeyou Istchee) ont d’ailleurs été invités à la cérémonie de mercredi, dont le chef actuel, Abel Bosum, et M. Moses.

Barrages et routes

Bernard Landry se joint ainsi à d’autres anciens premiers ministres québécois dont le nom a été associé à un barrage hydroélectrique. Manic-5 porte déjà le nom de Daniel Johnson père, décédé subitement sur place la veille de son inauguration en 1968.

Et depuis 1996, le complexe La Grande (LG-2), près de Radisson, porte le nom d’Aménagement Robert-Bourassa, du nom de celui qui a signé en 1975 la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. René Lévesque et Jean Lesage ont aussi été honorés de cette façon.

Cette décision toponymique concernant M. Landry tranche avec la tradition voulant qu’on associe les noms des ex-premiers ministres à des voies routières. Ce fut le cas avec l’autoroute Jean-Lesage (20) ou encore l’autoroute Robert-Bourassa à Québec (anciennement du Vallon).

Jacques Parizeau avait, quant à lui, été honoré en 2016 rue Saint-Amable, derrière l’Assemblée nationale, tandis que René Lévesque a un boulevard à son nom à Montréal et un autre qui longe le parlement à Québec.

En plus de donner son nom au barrage Eastmain, la ministre de la Culture compte désigner M. Landry « personnage historique » afin qu’il figure au répertoire du Patrimoine culturel.

3 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 2 novembre 2019 03 h 49

    C'est qui déjà la ministre de la Culture - et des Communications?

    Sarcasme absolu. Est-ce qu'elle connait (nouvelle ortho de '90 - l'autre siècle) le nom de «son voilier» au(x) lendemain(s) - «(«lents demains»...)» du 15 novembre '76? Bref. Misère! Chantal ne participe pas à cette «instrumentalisation» politique.

    JHS Baril

  • Lucette Lupien - Abonnée 2 novembre 2019 09 h 37

    Barrage Landry

    Bonjour,

    Vous dites : Ce mégabarrage de 507 mégawatts avait été érigé dans la foulée de la Paix des Braves signée en 2001 par M. Landry et le grand chef du Grand Conseil des Cris de l’époque, Ted Moses.

    Pourquoi, alors, ne pas nommer cet endroit, le barrage Landry-Moses, reconnaissant à la fois les deux parties ?

    Lucette Lupien

  • Jean-Philippe Saucet - Abonné 2 novembre 2019 15 h 34

    Barrage ou centrale ?

    Comme trop souvent, on confond les deux. Il y a bien un barrage Eastain-1, qui ne produit aucun mégawatt, et deux centrales hydroélectriques, Eastmain-1 et Eastmain-1-A, laquelle a une puissane installée de 507 mégawatts.

    Et oui, appeler cette dernière la centrale Landry-Moses serait une bonne idée, et la moindre des choses.