L’étude du projet de loi sur les taxis se poursuit

Le ministre des Transports, François Bonnardel
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre des Transports, François Bonnardel

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a accusé mercredi soir la députée solidaire Ruba Ghazal de faire de l’obstruction pour retarder l’étude de son projet de loi qui libéralise l’industrie du taxi et encadre les services de transport comme Uber. Il a toutefois l’espoir de le faire adopter sans bâillon jeudi.

« Après avoir bloqué le pont Jacques-Cartier, Québec solidaire a bloqué le projet de loi sur le transport rémunéré de personnes », a-t-il lancé avec ironie.

L’étude détaillée en commission parlementaire a ralenti mercredi. Mme Ghazal est intervenue à de nombreuses reprises, presque chaque fois qu’un article ou qu’un amendement était débattu. « Les gens du taxi, c’est toute une vie, tout un travail et un gagne-pain qu’ils sont en train de perdre, donc ça vaut quand même la peine d’étudier les articles comme il faut », a-t-elle.

La députée a également affirmé qu’elle voulait éviter une erreur comme celle de la veille, quand le ministre Bonnardel a soumis un amendement qui retirait aux propriétaires de permis de taxi indemnisés le droit d’obtenir des dommages-intérêts dans une éventuelle action judiciaire. Il a par la suite reconnu son erreur et a retiré son amendement.

Plus tôt dans la journée, la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé avait demandé au premier ministre François Legault s’il allait exiger que son ministre ait « une discussion de la dernière chance » avec l’industrie du taxi « pour éviter le bâillon et les injustices qui peuvent venir avec ».

M. Legault avait répondu que, contrairement à elle, « à peu près tous les groupes environnementaux dans le monde sont pour l’économie de partage, parce que ça permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre ».