Prochain chef du PLQ: Marie Montpetit renonce et appuie Dominique Anglade

L'ancienne ministre de la Culture et de Communications, Marie Montpetit, est désormais d’avis que sa collègue Dominique Anglade saura mieux qu’elle insuffler «un vent de renouveau au sein de notre parti».
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir L'ancienne ministre de la Culture et de Communications, Marie Montpetit, est désormais d’avis que sa collègue Dominique Anglade saura mieux qu’elle insuffler «un vent de renouveau au sein de notre parti».

Marie Montpetit appuie sans réserve la candidature de Dominique Anglade à la direction du Parti libéral du Québec. Ne voulant faire durer le suspense plus longtemps, elle a annoncé sa décision mardi avant-midi, sans avoir préalablement donné l’occasion à Marwah Rizqy de mousser sa candidature.

« À l’heure actuelle, il y a juste une candidate, [c’est-à-dire Dominique Anglade] », a expliqué Mme Montpetit lors d’une conférence de presse, mardi avant-midi. « Je n’ai pas eu d’autres de discussions avec d’autres noms qui circulent parce qu’il y a eu toutes sortes de scénarios farfelus. »

L’ex-ministre de la Culture a songé briguer la chefferie du PLQ à l’invitation de « militants dans toutes les régions du Québec ». « La chefferie n’est pas un défi que je souhaite relever pour le moment », a-t-elle convenu au terme d’une « profonde et sérieuse réflexion ». « J’ai discuté avec moi-même, surtout avec moi-même pour savoir si j’y allais. Ç’a été la grande discussion de l’été », a-t-elle fait remarquer sourire en coin.

La députée de Maurice-Richard est la huitième membre du groupe parlementaire libéral à appuyer publiquement la candidature de l’ex-vice-première ministre Dominique Anglade à la succession de Philippe Couillard. « C’est une femme de cœur, de valeurs qui saura amener un vent de renouveau au sein du Parti libéral du Québec et qui saura regagner la confiance des citoyens aux quatre coins du Québec », a-t-elle soutenu avant de décrire Mme Anglade comme une femme « passionnée », « extrêmement inspirante » dont l’« intégrité [est] sans faille ». « C’est une leader rassembleuse », a-t-elle résumé. « Le défi qui nous attend, c’est de donner un élan nouveau au Parti libéral du Québec. Et je suis certaine que, Dominique, avec toi, ce sera tout un “swing”. »

La porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement a décrit le PLQ comme le plus apte à mener la lutte contre les changements climatiques. « La lutte aux changements climatiques ne pourra se faire par des sceptiques. Elle ne pourra non plus se faire par des cyniques qui nient des réalités évidentes. Elle va devoir se faire par des gens convaincus qui sont innovants », a lancé Mme Montpetit, s’indignant de l’absence du premier ministre François Legault de la « Climate Week », qui battra son plein du 23 au 29 septembre prochain à New York. « [Les caquistes] nous montrent à chaque fois qu’ils ont l’occasion de le faire qu’ils ne croient pas à l’importance, ils ne voient pas l’urgence climatique. Et de l’autre côté, on a Québec solidaire, une gauche radicale, qui nous propose un grand blocage de l’Assemblée nationale. On est en ce moment et on sera toujours le grand parti qui rallie l’environnement et le développement économique », a-t-elle poursuivi.

Dominique Anglade s’est dite ravie de compter sur l’appui de huit députés libéraux, dont Marie Montpetit qui « comprend très bien les préoccupations des militants, les aspirations des militants et tout ce qu’il nous faut faire changer au sein du Parti libéral justement par reconnecter avec notre base ». Avec l’appui de Carlos Leitão, Hélène David, Kathleen Weil, Monique Sauvé, Frantz Benjamin, Saul Polo, David Birnbaum et de Marie Montpetit, l’affaire est-elle dans le sac ? « Je ne [tiens] rien pour acquis », a répété Mme Anglade, lors de son passage dans le quartier Ahuntsic. N’en demeure pas moins qu’elle « sent qu’il y a un très bon « momentum » sur le terrain » pour sa campagne à la direction du PLQ. « On a une solide équipe avec des centaines, des centaines d’appuis, 300 bénévoles vraiment impliqués directement dans la campagne », a dit l’aspirante première ministre à la veille du caucus présessionnel de l’opposition officielle à Bromont.

Le coup d’envoi officiel de la course à la direction du PLQ sera donné à Sherbrooke, en novembre. L’identité du prochain chef sera connue au plus tard en mai 2020.