La nouvelle approche de la vieille garde de QS

Le duo Manon Massé-Gabriel Nadeau-Dubois tentera de se faire réélire au prochain congrès.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Le duo Manon Massé-Gabriel Nadeau-Dubois tentera de se faire réélire au prochain congrès.

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois miseront sur leur complicité pour convaincre les membres de Québec solidaire (QS) de les maintenir comme visages de la formation politique de gauche. À l’aube du congrès automnal du parti, ils se lancent ensemble, en duo, dans la course au « porte-parolat ».

« Je pense que dans les deux dernières années, on a fait la preuve qu’ensemble, on représente parfaitement Québec solidaire », souligne Gabriel Nadeau-Dubois en entrevue lundi avec Le Devoir.

Elle, militante de première date, lui, militant de la relève : le duo Massé-Nadeau-Dubois avait été choisi par les membres de QS en mai 2017. Lors du congrès qui se tiendra du 15 au 17 novembre prochain, les délégués seront appelés à voter sur la direction politique du parti. Alors que leurs mandats respectifs viennent à échéance, les co-porte-parole proposent aux membres de déroger aux traditions du parti et d’élire pour la première fois « une équipe ».

« C’est une nouvelle approche. On invite les membres à nous prendre en paquet, en duo », explique Mme Massé. Pourquoi ? « Parce que je pense que le résultat de la dernière élection relève aussi un peu de notre complicité. On est très complémentaires, quand on réfléchit les choses, on le fait de façon globale », répond la députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

Rappelons que la gouvernance de QS se base sur un modèle de partage de pouvoir. Tous les deux ans, les membres choisissent deux co-porte-parole, un homme et une femme, dont le mandat est de représenter publiquement le parti. Jusqu’en 2016, les statuts et règlements prévoyaient même qu’un des deux ne soit pas un député.

« On ne pouvait pas faire semblant que le sort de l’autre nous indiffère, alors on s’est dit qu’on devait assumer et se présenter ensemble devant les membres », explique M. Nadeau-Dubois.

Au cours des deux dernières années, les deux politiciens soutiennent avoir appris à travailler en équipe, avec leurs forces respectives. « Gabriel, c’est un petit vite », lance Mme Massé. « Je suis quelqu’un d’un peu plus dans sa tête. J’analyse beaucoup, je pense aux stratégies, alors que Manon, une de ses grandes qualités, c’est l’acuité de ses intuitions. C’est une femme de coeur, une femme de tripes et j’ai besoin d’elle pour être branché sur la part la plus viscérale et émotive de l’action politique », ajoute M. Nadeau-Dubois.

On ne pouvait pas faire semblant que le sort de l’autre nous indiffère, alors on s’est dit qu’on devait assumer et se présenter ensemble devant les membres

Intitulée « Allons vers le Québec », leur campagne vise à assurer une certaine continuité au sein du parti qui est en pleine croissance en « allant vers les Québec » et « vers l’indépendance », disent-ils.

« Nous, on pense que ce duo-là, il faut l’honorer. C’est une de nos forces », dit Mme Massé. À ceux qui pourraient craindre une concentration du pouvoir entre les mains de ce que leurs adversaires politiques qualifient de Politburo, les co-porte-parole répliquent qu’ils demeurent élus démocratiquement.

Lors des élections de 2018, la structure interne du parti s’était retrouvée sous les projecteurs après un questionnement insistant de l’ancien chef péquiste, Jean-François Lisée, lors d’un débat des chefs. « Qui est le vrai chef de QS ? » avait-il demandé à Mme Massé.

« La culture du chef, c’est ce qui a tué le Parti québécois et qui a fait mal à énormément de partis. On n’a pas envie de jouer dans ce film-là. Cette recherche obsessive du sauveur, du grand leader, et je le dis au masculin volontairement parce que, traditionnellement, ce sont des hommes auxquels spontanément on pense, elle sert de paravent à toute une série de réflexions de fond », souligne M. Nadeau-Dubois.

Et qu’arrivera-t-il si les membres ne cochent pas leurs noms sur le bulletin de vote ? « On va travailler avec ceux qui seront choisis », assurent-ils.

La croissance et ses défis

Au cours des deux dernières années, où Mme Massé et M. Nadeau-Dubois ont été les figures publiques de QS, le parti a connu d’importantes transformations. Le nombre de membres du parti a doublé, atteignant 20 000 adhérents, et surtout QS s’est hissé au rang de groupe parlementaire reconnu officiellement par l’Assemblée nationale à la suite de l’élection de 2018, où 10 députés solidaires ont été élus.

Le prochain congrès sera également l’occasion de moderniser les structures du parti, selon Mme Massé et M. Nadeau-Dubois. « La croissance, c’est un gros défi […] Il va falloir moderniser nos statuts, parce que, lorsqu’ils ont été écrits, il n’y avait pas de députés et la perspective d’avoir un caucus nombreux était dans le coeur très, très proche, mais dans l’analyse un peu plus loin », note M. Nadeau-Dubois.

L’ampleur de la percée historique ne se reflète pas actuellement dans les statuts et règlements du parti, où le rôle du caucus et des députés ne figure actuellement nulle part.

« Plus que jamais, il nous faut avoir des débats sur notre programme, sur notre plate-forme électorale en ayant en tête que notre ambition est de gouverner le Québec et que c’est vers là qu’on se dirige […] C’est une nouveauté dans la mesure où là, c’est devenu prévisible. La prise de pouvoir est quelque chose de possible à courte et moyenne échéance et forcément, ça change la nature des débats et ça impose un sérieux auquel, je pense, il faut s’habituer », mentionne M. Nadeau-Dubois.

Il faudra également réfléchir aux façons d’arrimer les travaux de l’aile parlementaire à la vision de la base militante, reconnaît le duo. « On n’est pas une formation politique des urnes, on est avant tout un mouvement. Tous les députés participent à la vie démocratique, ils continuent à avoir les pieds sur le terrain avec le monde », assure Mme Massé.

56 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 27 août 2019 00 h 55

    « La prise de pouvoir est quelque chose de possible à courte et moyenne échéance» (Nadeau-Dubois)



    Que dieu nous garde de cette engeance de curetons.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 août 2019 07 h 29

      Que Dieu nous protège des pisse-vinaigre et des Angry old man.

      Vous n'aurez qu'un vote comme tout de monde Lacoste, et vos radottages d'insultes n'y changeront rien.

    • Gilles Théberge - Abonné 27 août 2019 08 h 42

      Vous aussi ...Montmarquette ha ha ha..

      Oui, que Dieu s’il existe, nous protège de cette engeance. C’est l’expression idoine, engeance !

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 août 2019 09 h 53

      Merci pour les vôtres, d'insultes, M. Montmarquette. Pas pire commme radotage.

      Vous qui êtes capable de passer de "comment allez-vous voter avec vos convictions au fédéral étant donné le programme de QS" à une énumération des bienfaits de QS pour en fin de compte me traiter de réac comme il y a quelques jours, vous êtes capable de tout et surtout du pire.

      Vos attaques démontrent avec une force étonnante comment toute la machine de QS est bâtie sur le principe de l'insulte et de l'étiquetage. Vous trouverez toujours un coupable à tout, y compris à la faillite de votre administration quand vous aurez le pouvoir. Rien de plus cute que de trouver un "ennemi du peuple", s'pas ?

      Un programme complet qui ne sera jamais appliqué d'un iota, pour cause de coercition aiguë sans le moindre respect pour les gens, c'est la première grande tare de QS. Pas grave, on va trouver des coupables!...est le second.

      Et il y en a d'autres. Bien d'autres. Tellement d'autres!

      En attendant vous m'avez convié à trouver des qualités à votre parti?

      Je le ferai dès que vous aurez pondu un papier sur les qualités actuelles, je dis bien actuelles, du PQ, et de ses électeurs tout de même plus nombreux que ceux de QS aux dernières élections. Plus d'électeurs, et sans mensonges! C'est pas mal hors de votre compréhension non?

      Je m'attends à plus que trois lignes, et pas à "laissez- faire! Vous êtes déjà assez nombreux à trouver des qualités à ce parti, blabla...".

      Allez, je sais bien que la rigidité fragile de QS ne peut pas vous le permettre.

    • David Cormier - Abonné 27 août 2019 10 h 21

      M. Montmarquette qui nous fait des leçon de pisse-vinaigre et de vieux monsieur fâché (« angry old man »). C'est l'hôpital qui se moque de la charité.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 27 août 2019 10 h 39

      Cet article de la journaliste ressemble beaucoup à une publicité «payée par le parti QS». Pendant ce temps là, on varge sur tous les autres partis. LeDevoir cache mal son jeu.

      Et je note que c'est vraiment la rentrée avec le retour des chasseurs de sorcières attitrés de QS.

      Que le pestacle recommence!!!

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 août 2019 12 h 05

      @Jean-François Trottier,

      "J'ai lu le programme de QS et je sais que vous n'en dérogez jamais.." - Jean-François Trottier

      1 ) Vous n'en savez rien.

      2 ) Et vous, qui ne dérogez jamais de vos attaques contre QS, me semblez bien mal placé pour parler de dérogation.

      - Avez-vous déjà eu "une seule" bonne chose à dire de QS?

      - Même pas sur le revenu minimum garanti.

      - Même pas sur l'assurance dentaire.

      - Même pas sur la réduction du tarif du transport en commun.

      - Même pas sur Pharma-Québec.

      - Même pas sur le salaire minimum à 15$ de l'heure.

      - Même pas sur la gratuité scolaire.

      - Même pas sur l'augmentation des impôts des plus riches.

      - Même pas sur son programme environnemental.

      Peu importe les propositions de QS, vous êtes contre parce que ça vient de QS. Jamais vu des idées aussi bloquées.

      - Zéro réflexion sur son contenu.

      Votre sociale-démocratie n'en n'est qu'une que de parade.

      Des bottines qui ne suivent pas les babines.

      Votre opposition systématique aux positions progressistes de QS ne fait que révéler votre propre conservatisme, votre vide d'analyse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 août 2019 12 h 23

      @ Jean-François Trottier.

      "Vos attaques démontrent avec une force étonnante comment toute la machine de QS est bâtie sur le principe de l'insulte et de l'étiquetage.." - JFT

      Une affirmation et une généralisation totalement gratuite, surtout quand on sait ce que sont les péquistes que les médias ont étiquetté "d'Angry péquistes" et qui n'ont cessé d'insulter QS depuis plus de 12 ans, où n'y a pas d'insanités que je n'ai pas entendues de leur part à l'égard de Québec solidaire telles que...

      «Québec soliTaire»; "Mère Theresa David": «Québec suicidaire»; «gogauche»; BS; "Québec sectaire"; "groupuscule"; «gauche caviar»; black bloc; «communistes»; "soviétiques"; "Politiburo"; islamo-gauchiste; "islamo-fascistes"; "licornes"; «extrémistes»; «stalinistes»; «rêveurs «irréalistes»; «radicaux»; «fédéraleux»; libéraleux; «bobos-du-plateau»; «clique-du-plateau» et j'en passe.

      En ce qui concerne le PQ..

      Je fais régulièrement référence aux Lévesque, Godin, Parizeau, et ce, depuis DES années.

      Incapable de voir votre propre arrogance, vos propres insultes et vos propres mensonges..

      Votre principal talent consiste à transformer ce fil de discussions en foire d'empoignes.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 août 2019 19 h 30

      QS ment tout le temps.

      - Vous n'avez absolument rien de socio-démocrates. Votre volonté exacerbée de condamner quiconque applique une mesure qui n'est pas à 100% "de gauche" le démontre amplement. Être uniquement à gauche, c'est être fanatique.

      La campagne de culte de la personnalité autour de Massé, ça vous dit rien? Mensonge.

      Un seul exemple de la pourriture du programme de QS. Le cas par excellence de la bonne idée, tordue par des esprits pervers.

      Pharma-Québec.

      Bonne idée de créer une COOP d'achat! Bravo!

      Mais là, ça part :
      - un, les pharmaceutiques vont grimper dans les rideaux. Est-ce que QS a pensé seulement à le faire en collaboration, et encore mieux, de n'être qu'un partenaire ? Pantoutte! Contrôle, contrôle, contrôle! C'est comme ça qu'on fait confiance à ses partenaires?
      Mais pire : puisque cet organisme sera gouvernemental il devra suivre des normes "morales". On voudrait contrôler le marché qu'on ferait pareil.

      - Deux, Pharma-Québec sera en même temps un organisme de vérification de la qualité et de la valeur de médicaments. Tout ça dans un même organisme, faut être fou à lier!
      Les laboratoires de ce type coûtent une vraie fortune. Des milliards par année au bas mot. Où est le budget pour ce faire ? Nulle part! On préfère faire miroiter l'argent qu'un gouvernement fera sur le dos des patients. Youpi! N'importe quoi pour acheter des votes.
      Et surtout, pourquoi en faire un seul organisme? Faut vraiment être maniaque du contrôle, contrôle, contrôle! Deux organismes totalement séparés, c'est bien le moins. Un manque de discernement digne d'un enfant de 4 ans.

      - Trois, le même organisme sera chargé de vanter les mérites des médicaments alternatif. De quoi pleurer.

      Contrôle et coercition. Haine et défiance.
      Zéro esprit de consensus. Zéro bon sens.

      Je vous ai demandé de parler du PQ actuel. Actuel! Quant à parler de Lévesque et autres, vous mentez chaque fois. Toujours.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 août 2019 22 h 43

      M.. Montmarquette,

      «Québec soliTaire»; "Mère Theresa David": «Québec suicidaire»; «gogauche»; BS; "Québec sectaire"; "groupuscule"; «gauche caviar»; black bloc; «communistes»; "soviétiques"; "Politiburo"; islamo-gauchiste; "islamo-fascistes"; "licornes"; «extrémistes»; «stalinistes»; «rêveurs «irréalistes»; «radicaux»; «fédéraleux»; libéraleux; «bobos-du-plateau»; «clique-du-plateau» et j'en passe.

      Je vous mets au défi de trouver une seule de ces épithètes de ma part.

      Vous en passez ? Vous en passez surtout des p'tits vites.

      Cessez de mentir.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 août 2019 23 h 22



      « QS ment tout le temps. » -Jean-François Trottier

      Je profite de l’occasion pour citer un péquiste:

      « Tout ce qui est excessif est insignifiant. » - Jacques Parizeau

    • Jean-François Trottier - Abonné 28 août 2019 07 h 08

      @Montmarquette

      En plein ce que je pense. Devriez arrêter des fois, question de vous reconner un minimum de crédibilité.
      Quand un mensonge dure des années, ça s'appelle "mentir tout le temps". Faux socio-démocrates, vrais socialistes, démocrates quand ça vous chante (cf. la campagne orchestrée contre un référendum sur le scrutin), C'est pas mal tout le temps ça.
      Socialiste, ça rime avec soviétique.

      Voulez-vous vraiment que je parle du chapitre "vie démcratique", où QS reprend presque mot pour mot ce qui a été fait en URSS? Les îlots, l,'organisation de quartier pour que les "messages" se rendent mieux vers le pouvoir... Ça a mené à une inversion immédiatement : les chefs d'îlots sont devenus des censeurs et des dénonciateurs pour mieux "aider", surtout isoler, les éléments asociaux. Contrôle, contrôle, contrôle, coercition et méfiance.

      Je sais bien pourquoi QS ment. C'est que sa "cause" est si importante que ça devient souhaitable. Et puis, la lutte des classes dit bien comment l'ennemi est fourbe, donc il faut être "stratégique". Des paranos.

      J'attends que vous démontriez, ou démentir vous-même, votre mensonge au sujet d'épithètes que je ne vous ai jamais servies.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 août 2019 07 h 24

      "Je vous mets au défi de trouver une seule de ces épithètes de ma part."-Jean-François Trottier

      "Il ne fait aucun doute que je méprise profondément QS, tout comme je méprisais profondément le Parti Communiste Canadien" - Jean-François Trottier

      Cessez de mentir.

    • Jean-François Trottier - Abonné 28 août 2019 08 h 31

      Ça fait partie des épithètes que vous prétendez que je vous sers, ça?

      Pantoutte!

      Mais comment faites-vous pour tout détourner, tout le temps? Vous en ratez pas une hein?

      C'est quoi le secret? Toujours avoir le dernier mot? Répondre n'importe quoi pour avoir l'air d'avoir répondu?

      Oui, je méprise profondément les menteurs. Belle nouvelle! Je le dis chaque jour.

      Je crois qu'à mon grand regret je vais devoir utiliser les majuscules : trouvez UNE SEULE de ces épithètes que j'aurais utilisée. UNE.

      Et toujours rien sur ma pré-analyse de Pharma-Québec ? Qu'est-ce que vous refusez de dire... à moins que vous n'en soyiez moralement déculotté? Trop nette explication de votre extrême-gauche primaire?

      Ça expliquerait les éclaboussures que vous tentez de créer pour faire diversion.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 août 2019 08 h 59

      " «extrémistes»; «stalinistes»; «rêveurs «irréalistes»... Je vous mets au défi de trouver une seule de ces épithètes de ma part. - Jean-François Trottier


      "Trop nette explication de votre extrême-gauche primaire.." - Jean-François Trottier

    • Jean-François Trottier - Abonné 28 août 2019 10 h 55

      @Montmarquette

      Est-ce que ça fait partie des insultes que vous avez citées, prétendant qu'elles venaient de moi? Encore une fois, pas pantoutte!
      Vous mentez.

      Je vous entend presque d'ici "gouguler" avec fièvre pour m'accoler une seule citation. Tac-tac-tac le clavier.
      Vous ne vivez que pour créer un climat de confrontation personnelle entre deux personnes. A ce point vous vous foutez des idées royalement. Vous faites tout pour que mes paroles tournent aux insultes sans ens, c'est pourquoi vous écrivez n'importe quoi.
      Vous faites tout pour me fqire perdre les pédales. Tactique ridicule et puérile.

      Alors je me cite :
      "Vos attaques démontrent avec une force étonnante comment toute la machine de QS est bâtie sur le principe de l'insulte et de l'étiquetage."

      Oui, QS fait dans la gauche primaire. Les bons, les méchants, la lutte des classes, le marxisme pur et dur, tout ce qui pourrait paraître le moindrement de doite est condamné vertement... PLus primaire que ça faut chercher loin dans le passé. Les années 30!

      On est loin en ta d'une réplique sur les "bienfaits" de Pharma-Québec, non?

      QS est extrémiste, utilise le même vocabulaire que Staline pour qualifier tout ce qui n'est pas QS, monte des chateaux en Espagne avec des budget pro-forma qui ne tiennent aucun compte de la réalité... irréaliste ? You bet!

      Mais toujours pas un mot de ceux que vous me reprochez plus haut. PAS UN. Vous pensez vraiment vous sortir comme ça de vos mensonges ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 août 2019 13 h 46


      "«extrémistes»; «stalinistes»; «rêveurs «irréalistes»... " - CM

      Trouvez UNE SEULE de ces épithètes que j'aurais utilisée. UNE. - Jean-François Trottier

      Je vais être généreux, je vous en donne DEUX :

      "QS est EXTRÉMISTE , utilise le même vocabulaire que STALINE" - Jean-François Trottier

      Continuez de défendre l'indéfendable, de mentir, de vous contredire et de vous ridiculiser.

      Je répète, votre principal talent consiste à faire de ce fil de discussion une foire d'empoignes.

  • Yolande Chagnon - Inscrite 27 août 2019 04 h 47

    L'HISTOIRE SE RÉPÈTE

    Quand on n'apprend pas de l'histoire, on répète ses erreurs.

    Certaines et certains se rappelleront que lors de la formation du MSA (Mouvement Souveraineté-Association), deux députés étaient à la barre: René Lévesque et François Aquin.

    René Lévesque mit sa tête en jeu lorsque Aquin proposa aux militants fort réceptifs des mesures draconniennes pour faire la promotion du français, mesures qui remettaient même en cause les "droits historiques" de la minorité anglophone

    Lévesque a remporté la mise et Aquin s'est évanoui.

    Puis vint la fondation du Parti Québécois, résultant de la fusion du MSA et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire.

    Grégoire (dont on ignorait alors le comportement délictueux) fut de plus en plus mis à l'écart jusqu'à être laissé sur les lignes de touche lors de la formation du conseil des ministres qui suivit les élections du 15 novembre 1976.

    Ce qui devait finalement arriver arriva: c'est un congrès plénier du PQ qui s'opposa directement au chef et lui qui écrivait dans LE JOUR que son parti éiait "littéralement maniaque" quant au respect des décisions des militants refusa de se sentir lié par le congrès.

    Qu'à cela ne tienne: Lévesque tint un plébiscite, le célèbre "renérendum" pour contourner la décision du congrès.

    C'était la personnalisation définitive de son pouvoir.

    Chez QS, Massé et Dunois en sont déjà à leur premier renérendum; imaginez s'ils étaient au pouvoir !

  • Françoise Labelle - Abonnée 27 août 2019 06 h 47

    Le film nouvelle vague

    «La culture du chef, c’est ce qui a tué le Parti québécois et qui a fait mal à énormément de partis. On n’a pas envie de jouer dans ce film-là.»
    Constat amusant quand on pense que le parti gagnant est celui d'un seul homme. Ils ont toujours réponse à tout même quand ils font un 180 degrés. À la va-comme-je-te-pousse. À la fois traditionnel pour le bagout et moderne pour ce qui est de l'inconsistance. Un peu désespérant.

  • Daphnee Geoffrion - Inscrite 27 août 2019 07 h 22

    Qs et Maxime Bernier( même si il se présente au fédéral) sont les 2 exemples parfaits pourquoi nous devons conserver notre mode de scrutin actuel.

    Leur parti sont infestés d'extrémistes qui tirent les ficelles dans l'ombre, ils ne veulent pas le pouvoir pour le "bon peuple", ils veulent imposer leur programme louche pour faire avancer leur idéologie de gauche ou de droite.
    Le pl21 est aussi le meilleur exercice qui nous a fait voir le vrai visage de Qs. Que l'on soit pour ou contre le pl21, on ne peut être pour la facon dont les QS pro pl21 ont été muselé dans leur propre organisation, démocratie mon c..!!

    QS peut bien viser les jeunes, ils sont leur seule chance d'augmenter leur électeurs car dans les sondages Qs ne profite pas du déclin du Pq et des liberaux, à peine.
    Les vautours politiques n'ont pas récolté leur du, diaboliser le Pq agressivement sur toute les tribunes pour les achever ne leur a donné aucun vote.
    Et leur semi flirt avec les liberaux n'a fait qu'augmenté les suspisions des québécois envers ce parti ambitieux.
    Comment un parti indépendantiste ( chu crampé) n' a absolument rien de bon à dire sur le Pq mais ils rigolent et travaillent des dossiers avec Marwha Risky ?!

    Enfin, il n'y a rien de parfait mais notre mode fonctionne, il nous protège et l'élection récente de la Caq, nouveau parti, en est la preuve. Il y aura un référendum, souhaitons qu'il sera négatif.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 août 2019 08 h 44

      Je ne suis qu'à moitié d'accord avec vous, Mme Geoffrion.

      Tant que nous avons un gouvernement basée sur une assemblée législative, et que celle-ci a une forme de contrôle sur l'exécutif, en effet je suis totalement opposé à toute forme de proportionnelle. C'est mettre la charrue devant les bœufs.

      Qu'on sépare d'abord les deux pouvoirs. Que le législatif soit élu à la proportionnelle, ça me va.
      L'exécutif, qui requiert un esprit de consensus, sera élu sur le principe des deux tours, l'un "politique", l'autre "de consensus".
      Ainsi le chef de l'exécutif jouira d'un appui forcément majoritaire, et aura un réel droit à la décision.

      Qui plus est, l'assemblée législative ne pourra plus, comme ce serait le cas aujourd'hui, bloquer toute l'administration, comme on le voir parfois aux USA à cause d'une séparation des pouvoirs mal faite, ou en Belgique, terre de proportionnelle, où le "chef de l'exécutif" est... la couronne, et a donc un devoir de neutralité.

      Il faut empêcher les extrémistes d'avoir la balance du pouvoir sur l’appareil gouvernemental. Or, nous nous dirigeons vers des années très dures, propices aux montées des extrémistes.

      Deux grandes vagues se rapprochent de plus en plus, sans compter le mal interne de la finance.
      La montée en puissance de l'économie asiatique, liée au passage brutal vers les énergies vertes, va voir s'effondrer des pans d'économie entière. De plus, la dette internationale, elle, dépasse de loin celle qui existait en 2008 avant la dernière crise.

      Pour le moment d'extrémiste il n'y a que QS, qui se cache derrière le beau-sourire-à-Manon et l'appellation très mensongère de "social-démocrate". Ils font déjà assez de dommages dans la paysage politique merci!
      Promesses inconsidérées, prise en otage des "pauvres" comme s'ils leurs appartenaient, tout y est.

      Mais qu'arrive l'extrême-droite, le ton va monter pas à peu près. Le climat des réseaux sociaux poubelles deviendra la norme.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 27 août 2019 08 h 03

    Riions un peu !

    « On n’est pas une formation politique des urnes, on est avant tout un mouvement. Tous les députés participent à la vie démocratique, ils continuent à avoir les pieds sur le terrain avec le monde », assure Mme Massé. » (Améli Pineda, Le Devoir)

    Bien sûr que certes, mais toutes les autres formation politiques, issues ou selon de quelconque mouvement socio-politique, possède une vie associative similaire de celle de QS !

    Quant à la problématique des « urnes », il est bon de se rappeler que lors du départ d’une députée de la Deuxième Opposition, QS s’est comme souvenue de sa nouvelle position à quémander légalement ou en fonction de la « démocratie parlementaire » qui, actuellement en vigueur, se fonde sur le nombre de !

    QS ? Pas une Formation politique ?

    Riions un peu ! - 27 août 2019 -