Desjardins: la demande de commission spéciale reportée à la fin août

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, avait demandé le 9 juillet la tenue d’une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour que Desjardins, l’Autorité des marchés financiers et Equifax viennent s’expliquer devant la commission des finances publiques d’ici la fin du mois de juillet.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, avait demandé le 9 juillet la tenue d’une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour que Desjardins, l’Autorité des marchés financiers et Equifax viennent s’expliquer devant la commission des finances publiques d’ici la fin du mois de juillet.

C’est le 28 août que les députés québécois qui siègent à la commission des finances publiques décideront s’ils étudieront ou non la fuite massive de données chez Desjardins. Le président de cette commission, le député caquiste Jean-François Simard, a convoqué la réunion mercredi qui servira à statuer sur la requête du Parti québécois (PQ) soumise il y a trois semaines.

Le premier ministre François Legault avait rapidement balayé cette demande du revers de la main le jour même. Il jugeait alors qu’il était « trop tôt pour parler d’une commission spéciale », alors que l’institution financière traversait une crise.

« Maintenant, quand la crise sera un peu sous contrôle, là on pourra se poser des questions [comme] : est-ce que c’est nécessaire d’aller en commission parlementaire ? Mais, là il est trop tôt pour en parler », avait-il dit en marge de la rencontre annuelle du Conseil de la fédération.

Une semaine plus tard, le président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, devait s’expliquer en comité parlementaire à Ottawa.

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, avait demandé le 9 juillet la tenue d’une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour que Desjardins, l’Autorité des marchés financiers et Equifax viennent s’expliquer devant la commission des finances publiques d’ici la fin du mois de juillet. Le PQ désirait avant tout rassurer les 2,9 millions de Québécois qui se sont fait voler leurs renseignements personnels.

Le Parti libéral est prêt à soutenir cette demande. Québec solidaire exige plutôt une réflexion élargie sur la collecte et le stockage d’informations personnelles. Dans la foulée du vol de données chez Desjardins le parti avait demandé à la commission des institutions de tenir un mandat d’initiative sur la protection des données.

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