Pas de commission spéciale sur le vol de données chez Desjardins, dit Legault

2,9 millions de Québécois sont concernés par le vol de données personnelles chez Desjardins.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir 2,9 millions de Québécois sont concernés par le vol de données personnelles chez Desjardins.

Le premier ministre François Legault a balayé la demande du Parti québécois (PQ), jugeant mal venu de convoquer Desjardins à l’Assemblée nationale alors qu’elle traverse actuellement une « crise ».

« Il est trop tôt pour parler d’une commission spéciale. […] Les dirigeants de Desjardins font un travail qui est très demandant à court terme avec l’AMF. Là, il y a différents groupes qui vont intervenir. On va laisser travailler les gens de Desjardins », a-t-il déclaré en marge d’une rencontre des premiers ministres et des territoires et des dirigeants autochtones à Big River (Saskatchewan) mardi.

M. Legault a réitéré sa confiance à l’égard de la direction de Desjardins. « Maintenant, quand la crise sera un peu sous contrôle, là on pourra se poser des questions [comme] : est-ce que c’est nécessaire d’aller en commission parlementaire ? Mais, là il est trop tôt pour en parler », a-t-il poursuivi.

Le chef parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, avait demandé lundi matin la tenue d’une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour que Desjardins, l’Autorité des marchés financiers et Equifax viennent s’expliquer devant la commission des finances publiques d’ici la fin du mois de juillet. Le PQ désirait avant tout rassurer les 2,9 millions de Québécois qui se sont fait voler leurs renseignements personnels.

Le Parti libéral était prêt à soutenir cette demande. Québec solidaire exige plutôt une réflexion élargie sur la collecte et le stockage d’informations personnelles. Dans la foulée du vol de données chez Desjardins le parti avait demandé à la commission des institutions de tenir un mandat d’initiative sur la protection des données.

Avec Mylène Crête

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