La carte des zones inondables soulève du mécontentement

Comme tant d'autres municipalités riveraines, Sainte-Anne-de-Bellevue a vécu les affres de la crue printannière.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Comme tant d'autres municipalités riveraines, Sainte-Anne-de-Bellevue a vécu les affres de la crue printannière.

La Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue a lancé mercredi un appel aux gens qui résident dans les nouvelles zones inondables définies par Québec à manifester leur opposition au tracé pour s’assurer de « protéger leurs propriétés ».

Si, « en principe », cette municipalité de l’ouest de Montréal assure soutenir l’idée du gouvernement de François Legault de freiner la construction dans les zones à risque d’inondations, elle prétend que Québec a mal fait ses devoirs en ce qui concerne son territoire.

« Les secteurs [désignés par Québec] s’étendent bien au-delà des secteurs inondés, allant jusqu’à 400 m à l’extérieur [des zones réellement inondées] », fait valoir la Ville dans un communiqué.

Le mois dernier, Québec a annoncé un décret qui interdit désormais de construire, de reconstruire ou de réparer un immeuble situé dans une zone d’intervention spéciale (ZIS), qui englobe des secteurs inondables 0-20 ans.

« La délimitation de la zone d’intervention spéciale présentée dans le projet actuel n’est pas conforme à la réalité, affirme la Ville. Elle ne peut être acceptée telle quelle », ajoute la municipalité, qui encourage les résidents à s’opposer au décret du gouvernement québécois. La Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue souhaite ainsi que Québec révise les délimitations de la zone d’intervention spéciale.

Rappelons que le gouvernement du Québec tiendra jeudi soir des consultations publiques dans toutes les régions du Québec afin de permettre aux citoyens de s’exprimer sur ces nouvelles règles.

En avril dernier, la crue des eaux au Québec a causé des inondations dans plus de 3000 maisons au Québec, forçant l’évacuation de plus de 6000 personnes.

Seule la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a bénéficié d’une exception par rapport au décret adopté par Québec. Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a justifié cette dérogation par le « caractère particulier » de l’inondation dans cette ville, qui a été provoquée par la rupture d’une digue.

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