Le ministère du Travail mène des perquisitions dans des agences de placement

Certains de ces «présumés réseaux de travail non déclaré» profitent du fait que la main-d’oeuvre étrangère est peu informée de ses droits en offrant une rémunération inférieure au salaire minimum et en ne respectant pas les normes du travail, affirme le ministère.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Certains de ces «présumés réseaux de travail non déclaré» profitent du fait que la main-d’oeuvre étrangère est peu informée de ses droits en offrant une rémunération inférieure au salaire minimum et en ne respectant pas les normes du travail, affirme le ministère.

Le ministère québécois du Travail a effectué mardi des perquisitions dans des agences de placement qui feraient affaire avec des « travailleurs vulnérables, parfois sans permis de travail » — notamment des travailleurs immigrants.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que son intervention se déroulait à huit endroits des régions de Montréal et de la Montérégie. Il dit avoir été informé sur « un possible stratagème frauduleux qui viserait des travailleurs vulnérables, parfois sans permis de travail ».

Si les informations se confirment, les agences pourraient être poursuivies, indique-t-on. Certains de ces « présumés réseaux de travail non déclaré » profitent du fait que cette main-d’oeuvre est peu informée de ses droits en offrant une rémunération inférieure au salaire minimum et en ne respectant pas les normes du travail, affirme le ministère. Le ministère n’a pas souhaité faire d’autre commentaire pour ne pas compromettre l’enquête.