Bien qu’il soit non pratiquant, François Legault «souhaite que Dieu existe»

François Legault juge comme «un hasard assez spécial qu’il y ait eu le Big Bang, la vie, des êtres humains qui pensent».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne François Legault juge comme «un hasard assez spécial qu’il y ait eu le Big Bang, la vie, des êtres humains qui pensent».

Le premier ministre, François Legault, espère que Dieu existe.

« Moi je souhaite que Dieu existe. Sinon la vie serait injuste. Je pense aux gens qui ont eu de la misère, qui sont décédés jeunes », a-t-il déclaré mercredi avant-midi.

M. Legault s’était fait poser une question de quatre mots par un journaliste croisé sur son chemin vers le Salon bleu pour la période des questions : « Croyez-vous en Dieu ? » « Moi, je souhaite que Dieu existe. Mais je n’ai pas de confirmation », a-t-il répondu après s’être arrêté.

Moi, je souhaite que Dieu existe. Mais, je n’ai pas de confirmation.

 

L’homme politique âgé de 61 ans, qui a été baptisé à l’Église catholique, est non pratiquant. Pas moins de six Québécois sur 10 croient en Dieu (62 %), indiquait la maison de sondages CROP en 2017.

Le chef du gouvernement a dit considérer la doctrine de l’athéisme sur un même pied que le théisme. « Les deux théories se valent. On peut dire que Dieu existe. On peut dire que tout est un hasard. […] Il n’y a personne qui peut confirmer par la science ni une position ni l’autre », a-t-il déclaré, à quelques heures de la reprise des consultations publiques sur le projet de loi sur la laïcité de l’État.

Cela dit, M. Legault juge comme « un hasard assez spécial qu’il y ait eu le Big Bang, la vie, des êtres humains qui pensent ».

François Legault se prononce sur les origines de la vie

 

Le député solidaire Sol Zanetti n’avait rien à redire sur la sortie médiatique de M. Legault. «  Je ne pense pas que c’est pertinent [de le critiquer] dans le sens où, techniquement, si on croit en la laïcité et on trouve que c’est important, on ne prend pas des décisions politiques en fonction de cela », a-t-il affirmé dans une mêlée de presse. M. Zanetti, qui dit ne pas être croyant, a par la suite défendu vigoureusement la liberté de religion, la résumant comme « la liberté de croire et la liberté de ne pas croire ». « C’est protégé par les chartes [des droits et libertés]. Et, je suis bien content de cela ! » a-t-il poursuivi.

L’auteur du projet de loi 21, Simon Jolin-Barrette, ainsi que l’élue libérale Hélène David et le député péquiste Pascal Bérubé ont pour leur part refusé net de professer leur foi pour l’athéisme ou le théisme. « La question n’a pas tellement rapport avec le titre », a lancé Mme David, tout en brandissant le projet de loi sur la laïcité de l’État.

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