Immigration: les employeurs devront attendre

Le gouvernement de la CAQ veut attendre que sa réforme de l’immigration soit adoptée pour lancer le portail Arrima, a expliqué le ministre Jolin-Barrette.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le gouvernement de la CAQ veut attendre que sa réforme de l’immigration soit adoptée pour lancer le portail Arrima, a expliqué le ministre Jolin-Barrette.

Le portail Arrima, mis sur pied par le gouvernement pour permettre aux employeurs de recruter des travailleurs immigrants, ne sera pleinement opérationnel qu’en février 2020, a révélé le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, mardi. 

La plateforme sera disponible à compter de l’été prochain, mais les employeurs ne pourront pas l’utiliser en « totale autonomie ». D’ici là, ils devront être accompagnés par des agents du ministère de l’Immigration, a expliqué M. Jolin-Barrette lors de l’étude des crédits.

« Ce qu’on comprend, c’est qu’il n’est pas prêt », a dénoncé le député libéral Monsef Derraji. « L’élément le plus central n’est pas prêt. »

Créé en août 2018 par le gouvernement libéral, Arrima vise — comme son nom l’indique — à « arrimer » les candidatures à l’immigration avec les besoins de main-d’œuvre au Québec. Plus de 100 000 emplois sont vacants à l’heure actuelle sur le territoire.

Le nouveau système prend la forme d’une banque de candidats en ligne. Les gens peuvent s’y inscrire gratuitement. Le ministère lance ensuite des invitations, et les personnes dans la banque peuvent alors soumettre officiellement leur dossier si elles sont intéressées.

À l’heure actuelle, plus de 100 000 candidats à l’immigration s’y sont inscrits; or, aucune invitation n’a encore été lancée. 

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a décidé de limiter à 40 000 personnes le nombre d’immigrants permanents reçus au titre du Programme régulier des travailleurs qualifiés accueillis en 2019. Il veut attendre que sa réforme de l’immigration soit adoptée pour lancer des invitations sur le portail Arrima, a expliqué le ministre Jolin-Barrette.

L’opposition libérale plaide qu’il pourrait le faire tout de suite. « Le milieu économique est venu clairement dire qu’il ne peut pas attendre », a plaidé la députée Dominique Anglade.

Plus de détails suivront.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.