L’avenir des émissaires du Québec incertain

La ministre des Relations internationales, Nadine Girault
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La ministre des Relations internationales, Nadine Girault

L’avenir des trois émissaires dépêchés par l’ex-premier ministre Philippe Couillard sur la scène internationale est incertain. La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, s’interroge sur leur rôle dans le ballet diplomatique.

« Je veux juste m’assurer que le travail qu’ils font non seulement est porteur, mais qu’on bénéficie de l’argent que les Québécois mettent dans ces postes [et] qu’on bénéficie au maximum des compétences de ces gens-là », a-t-elle indiqué en commission parlementaire lundi.

Après le dévoilement de la Politique internationale du Québec 2017-2027, M. Couillard a recruté : un émissaire aux changements climatiques et aux enjeux nordiques et arctiques, un émissaire en matière de mobilité internationale et un émissaire aux droits et libertés de la personne.

« Ces personnes contribueront à la promotion des positions et à l’avancement des intérêts du Québec dans des domaines d’actions prioritaires », avait fait valoir M. Couillard en avril 2017.

Or, le poste d’émissaire aux droits et libertés de la personne est vacant depuis le départ de sa première titulaire, Julie Miville-Dechêne, pour la chambre haute du Parlement fédéral, en juin dernier.

Mme Girault y pourvoira seulement après avoir repensé la politique internationale du Québec léguée par le précédent gouvernement.

« Est-ce qu’ils font actuellement ce qu’on aimerait qu’ils fassent ? Est-ce que je veux qu’ils fassent plus ? Est-ce que je veux qu’ils couvrent plus large ? Peut-être. Est-ce que ça va s’appeler « émissaires des droits de la personne » ? Peut-être pas. Est-ce qu’il va y avoir un émissaire ? Fort probablement », a déclaré la chef de la diplomatie québécoise.

Le Parti libéral du Québec soupçonne le gouvernement caquiste de ne pas vouloir recruter un nouvel émissaire aux droits et libertés de la personne avant l’adoption du projet de loi sur la laïcité de l’État, qui interdit à des employés du secteur public d’arborer des signes religieux.

« Ce que doit défendre l’émissaire aux droits de la personne ne va-t-il pas à l’encontre du projet de loi 21 ? » a demandé Paule Robitaille.

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