Le projet de loi sur la laïcité accusé d'être «raciste» par des opposants

<p>La vice-présidente de la Fondation Paroles de femmes, a soutenu que les femmes musulmanes voilées allaient perdre leur emploi en plus de subir « de la violence au quotidien ».</p>
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

La vice-présidente de la Fondation Paroles de femmes, a soutenu que les femmes musulmanes voilées allaient perdre leur emploi en plus de subir « de la violence au quotidien ».

Des groupes qui s’opposent au projet de loi sur la laïcité n’y sont pas allés de main morte pour le dénoncer, affirmant notamment qu’il est raciste, qu’il présume que seul un homme blanc hétérosexuel peut être impartial et que les femmes musulmanes voilées vont subir de la violence au quotidien s’il est adopté.

Ces sept groupes ont donné une conférence de presse, vendredi à Montréal, pour demander le retrait du projet de loi déposé jeudi.

Safa Chebbi, de la Table de concertation contre le racisme systémique, a affirmé que le projet de loi était « raciste » et que si on en était rendu là, c’est parce que l’islamophobie était devenue « criante et acceptable dans notre société ».

Idil Issa, vice-présidente de la Fondation Paroles de femmes, a soutenu que les femmes musulmanes voilées allaient perdre leur emploi en plus de subir « de la violence au quotidien » si le projet de loi est adopté. Également, selon elle, le projet de loi présume que seul un homme blanc et hétérosexuel peut être impartial au Québec.