Urgence climatique: QS lance un ultimatum au gouvernement Legault

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé

Déçus par le budget, les élus de Québec solidaire menacent le gouvernement d’un « barrage parlementaire » s’il ne s’attaque pas réellement aux changements climatiques d’ici la moitié de son mandat.

QS réclame « un plan avec des cibles crédibles » pour « atteindre les objectifs du GIEC, c’est-à-dire d’empêcher le réchauffement de la planète de plus de 1,5 °C », a expliqué la co-porte-parole de QS, Manon Massé, lors d’un point de presse avec les neuf autres députés du parti mardi matin.

Le budget, disent les solidaires, aurait notamment dû miser davantage sur le transport collectif, réduire le « sous-financement » du ministère de l’Environnement et ne pas soutenir le réseau de distribution de gaz naturel. « Le budget est une tentative de verdissement d’image », font-ils valoir.

QS réclame trois actions du gouvernement d’ici le 1er octobre. Outre le plan, le parti demande l’interdiction de « tout projet pétrolier ou gazier » et que ledit plan soit approuvé par un expert indépendant du gouvernement. Un projet comme GNL serait aussi inconciliable avec la lutte pour le climat, a dit Manon Massé.

Par « barrage parlementaire », QS entend tous les moyens possibles pour que le gouvernement ne « puisse plus gouverner comme si de rien n’était », a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois.

Cette approche de blocage a été critiquée indirectement par le Parti Québécois mardi après-midi. « Nous, on préfère créer de l’adhésion », a dit le chef intérimaire Pascal Bérubé. « L’obstruction parlementaire, c’est quelque chose qui m’apparaît étranger à nos pratiques. »

Sur le fond, le chef du PQ pense par contre que le budget était décevant en matière d’environnement. « En environnement c’est très timide », a-t-il dit.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.