Québec prévoit une enveloppe d’un milliard pour protéger les sièges sociaux

Il faut remonter à 2017 pour retrouver la dernière mention des sièges sociaux dans un budget provincial. La Coalition avenir Québec en a fait une de ses priorités.
Photo: Getty Images Il faut remonter à 2017 pour retrouver la dernière mention des sièges sociaux dans un budget provincial. La Coalition avenir Québec en a fait une de ses priorités.

Les modalités viendront plus tard, mais le gouvernement Legault chiffre déjà à 1 milliard l’enveloppe qu’il veut mettre de côté pour épauler des entreprises jugées « stratégiques » à l’économie et « assurer la protection » des sièges sociaux dont la présence est perçue comme essentielle à la croissance.

« Quand vous avez un siège social, c’est là que les décisions sont prises. C’est très important et on veut soutenir ça », a dit le ministre des Finances, Eric Girard.

Il faut remonter à 2017 pour retrouver la dernière mention des sièges sociaux dans un budget, le gouvernement mentionnant à l’époque que les entreprises du Québec avaient acheté, de 2001 à 2016, deux fois plus leurs concurrents étrangers (502) que l’inverse (244).

La Coalition avenir Québec en a fait une de ses priorités au cours des dernières années, ce qui donnera « ultérieurement » lieu à une annonce de la part du ministre de l’Économie. Déjà, la CAQ prévoit une équipe qui devra élaborer une « intelligence d’affaires » liée à la protection des sièges sociaux.

Invité à dire si le montant prévu d’un milliard est suffisant compte tenu du fait que des sociétés inscrites en Bourse affichent parfois des valeurs boursières nettement supérieures, le ministre des Finances a dit qu'« on ne travaille pas seul ». D’autres joueurs sont également présents dans l’espace québécois, a précisé M. Girard, comme la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ.

Coudées franches

Le parti de François Legault compte aussi faire passer de 4 à 5 milliards le capital-actions d’Investissement Québec pour lui permettre d’aller plus facilement auprès des entreprises qui cherchent du financement.

« Cette augmentation permettra à Investissement Québec de réaliser davantage d’interventions à partir de ses fonds propres, notamment sous forme de prêts et de prises de participation », a dit le ministre des Finances dans son discours. Dans la mesure où Investissement Québec est « le principal outil » dont dispose le gouvernement pour stimuler l’investissement privé, il « sera pleinement utilisé ».

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.