François Legault accepte de débattre du retrait du crucifix à l'Assemblée nationale

En 1936, Maurice Duplessis fait accrocher un crucifix au-dessus du fauteuil du président de l’assemblée législative afin d’affirmer le caractère catholique de la «Province».
Photo: Renaud Philippe Le Devoir En 1936, Maurice Duplessis fait accrocher un crucifix au-dessus du fauteuil du président de l’assemblée législative afin d’affirmer le caractère catholique de la «Province».

Le premier ministre François Legault accepte de débattre du retrait du crucifix du Salon bleu. La question fera l’objet de « discussions », tout d’abord entre les députés caquistes, a-t-il annoncé mercredi, rompant avec la position traditionnelle de la Coalition avenir Québec.

M. Legault n’écartait pas mercredi la possibilité de monnayer la croix fabriquée par Romuald Dion afin d’assurer le plus large appui possible au projet de loi sur la laïcité, qui sera déposé prochainement. « Écoutez, il faut que tout le monde fasse des compromis, on va regarder les positions des différentes personnes au caucus, puis on va vous revenir », a-t-il déclaré dans une mêlée de presse. Ceux plaidant pour le maintien du crucifix dans la salle de l’Assemblée nationale ont « de bons arguments », a indiqué le chef du gouvernement. Ceux préconisant son déplacement derrière une vitre d’exposition, aussi, a-t-il ajouté.

Québec solidaire et le Parti québécois sont disposés à en débattre. Les élus libéraux en discuteront pour leur part entre eux.

La CAQ plaidait, jusqu’à la sortie médiatique de M. Legault, pour le maintien du crucifix, le décrivant comme un objet patrimonial. « Le crucifix est là. Pour nous, ça a toujours été un symbole patrimonial, un symbole historique, comme les autres symboles religieux qui sont au Salon bleu », a d’ailleurs répété le ministre Simon Jolin-Barrette.

Le patrimoine ne saurait justifier le maintien du crucifix dans le Salon bleu, plaide QS.

En 1936, Maurice Duplessis fait accrocher un crucifix au-dessus du fauteuil du président de l’assemblée législative afin d’affirmer le caractère catholique de la « Province ». Le crucifix « unioniste » a été remplacé par une oeuvre de l’artiste québécois Romuald Dion lors de la rénovation de l’Hôtel du Parlement, en 1982.

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