Une rupture difficile à encaisser

Catherine Fournier soutient ne pas avoir d’espoir quant à la capacité du PQ de se métamorphoser, notamment parce que le parti serait paradoxalement «réfractaire au changement».
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Catherine Fournier soutient ne pas avoir d’espoir quant à la capacité du PQ de se métamorphoser, notamment parce que le parti serait paradoxalement «réfractaire au changement».

Catherine Fournier savait que son départ du Parti québécois (PQ) ferait des vagues. Mais elle n’avait certainement pas anticipé leur « virulence »… non plus que des péquistes remettent en question sa « maturité » alors qu’ils célébraient deux jours plus tôt sa jeunesse.

« Les gens au PQ veulent tellement avoir des jeunes, ils étaient tellement contents d’avoir une jeune femme avec eux », soulignait la députée mercredi lors d’une longue entrevue accordée au Devoir dans son bureau de circonscription de Longueuil. « Mais du moment où je pose ce geste très réfléchi, on remet en question ma maturité, on fait référence à mon âge. Ça me fait me poser des questions. »

« Je ne pense pas que ces commentaires seraient venus si j’avais été plus vieille, et peut-être un homme, suggère-t-elle. C’est comme si une femme de 26 ans n’était pas capable de prendre une grosse décision. » Mme Fournier dénonce aussi que depuis lundi, « certains avancent que des gens sont derrière ma décision, que je serais la marionnette de ces personnes. Je suis déçue d’entendre ça ».

Catherine Fournier explique sa décision de quitter le Parti québécois.

 

 

Jean-Martin Aussant, de qui Mme Fournier est proche, a d’ailleurs senti le besoin mercredi de corriger des « élucubrations qui partent dans tous les sens » et de préciser qu’il n’a « pas hypnotisé Catherine Fournier pour qu’elle prenne la décision de siéger comme indépendante ».

Pour comprendre le choc causé dans la famille péquiste par sa démission fracassante — et ses constats lapidaires sur le parti —, il faut rappeler la place importante que Catherine Fournier occupait au PQ depuis son élection en 2016. Durant la dernière campagne électorale, nombre de rassemblements l’ont par exemple mise en vedette comme symbole d’un PQ qui ne parlait pas qu’aux têtes blanches qui remplissaient majoritairement les salles.

Chaudement applaudie alors, la voilà aujourd’hui houspillée par la même famille, piquée au vif par les conclusions de Catherine Fournier sur un PQ qui aurait perdu toute pertinence. Elle s’étonne du ressac parce qu’elle n’a pas renié ses convictions et principes souverainistes, fait-elle valoir.

« C’est pour les faire avancer que j’ai choisi de faire ça. […] Mais du moment où je dis que malheureusement, malgré tout ce que le PQ a fait de bien — et je ne remets pas en question les réalisations qui ont été faites —, du moment où je dis que l’avenir doit passer ailleurs, plusieurs me vilipendent. Hors de la bulle du PQ, les messages que je reçois sont positifs. Mais dans la bulle du PQ, c’est virulent. »

Et selon elle, ces réactions prouvent « à quel point les choses vont mal dans ce parti. Je sens que c’est une attitude repoussoir pour qui regarde de l’extérieur. Ça fait un peu sectaire, comme attitude. Je ne vois pas à qui ça donnerait le goût de se joindre au parti. »

Surprise

Plusieurs élus du caucus ont fait part de leur incompréhension devant la décision de Catherine Fournier. Cette dernière siégeait au conseil de direction national qui a élaboré le plan d’action devant mener à une refonte complète du PQ à l’automne : pourquoi partir avant même que ce projet soit mis en branle ?

« J’avais une réflexion qui évoluait depuis octobre. Et mon analyse me mène à la conclusion que la marque du PQ est finie », réitère-t-elle. « On promet un gros processus de réflexion. Il y en a eu plusieurs dans le passé, et tout a été tabletté, au bout du compte. Je n’allais pas aller au conseil national [dans dix jours] m’embarquer dans un processus auquel je ne croyais pas, en travaillant en parallèle sur autre chose [son projet de rassemblement des souverainistes]. Ç’aurait été hypocrite. »

Elle soutient ne pas avoir d’espoir quant à la capacité du PQ de se métamorphoser, notamment parce que le parti serait paradoxalement « réfractaire au changement ». « Et même si j’avais espoir, le problème est plus profond que ça. »

Catherine Fournier parle ainsi d’un parti que « les Québécois n’écoutent plus ». Et elle se dit bien placée pour le savoir : « J’ai fait les assemblées de circonscriptions à peu près partout au Québec » depuis trois ans, en tant que vedette montante du parti.

Le PQ serait aussi victime « d’un passif qui lui colle à la peau d’une façon plus importante que pour n’importe quel autre parti, parce que c’est un parti de projets ». Elle illustre : « Durant la campagne, je parlais de notre plan environnemental très étoffé, et on me disait : “Oui, mais Anticosti.” Je parlais de notre volonté de mieux intégrer les immigrants, et on me disait : “Oui, mais la charte des valeurs”. » Conclusion : les péquistes « sont bloqués ».

Et maintenant ?

La convergence entre Québec solidaire et le Parti québécois n’a pas fonctionné ; le PQ, autrefois coalition de tous les souverainistes, ne pourrait maintenant plus jouer ce rôle ; alors quoi ?

La solution proposée par Catherine Fournier est encore floue : rassembler les souverainistes dans un mouvement non partisan. « Les prochaines étapes demeurent à définir, dit-elle. Certains s’attendaient à ce que je fonde un mouvement [tout de suite] : mais ça prend du temps et je ne vais pas faire ça toute seule. Ç’aurait aussi été hypocrite de monter quelque chose en demeurant en même temps au PQ. Là, j’ai les coudées franches. »

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56 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 14 mars 2019 03 h 21

    Les libéraux vous attendent les bras ouverts

    Voici ce que dit Mme Fournier: "Durant la campagne, je parlais de notre plan environnemental très étoffé, et on me disait : “Oui, mais Anticosti.” Je parlais de notre volonté de mieux intégrer les immigrants, et on me disait : “Oui, mais la charte des valeurs”. » Conclusion : les péquistes « sont bloqués »."

    Vous devriez ajouter à vos commentaire... "pis moé aussi je vais être bloquée, fac je cr... mon camp d'icit"...

    Les LIBÉRAUX vous attendent les bras ouverts Madame Fournier. Vous y serez une vedette montante pour votre plus grand bonheur...

    • Claude Richard - Abonné 14 mars 2019 10 h 13

      Soliloque de Catherine Fournier:
      - Qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui? Tiens, si je démissionnais, je ferais parler de moi. Je démissionne!

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 14 mars 2019 13 h 13

      @M. Pelletier

      Hahaha, on croirait à l'ironie, mais non. Vous, et plusieurs autres sur ce fil, illustrez à merveille les propos de Mme. Fournier, notant que "ces réactions (des péquistes fâchés) prouvent « à quel point les choses vont mal dans ce parti. Je sens que c’est une attitude repoussoir pour qui regarde de l’extérieur. Ça fait un peu sectaire, comme attitude. Je ne vois pas à qui ça donnerait le goût de se joindre au parti. »".

      La Sainteté ou l'excommunication.....

    • Jean-François Meiffren - Abonné 15 mars 2019 10 h 25

      @M. Alexis Lamy-Théberge : tellement d'accord avec vous. C'est tellement des gens qui se sont toujours construits CONTRE les autres (les anglais, les immigrés, les jeunes..) qu'ils n'arrivent pas a voir que le monde a changé... sans eux. Ils sont bloqués dans leur contradictions.

  • Gilles Tremblay - Abonné 14 mars 2019 03 h 51

    Le P.Q, d'aujourd'hui: des dinosaures empêtrés dans une souveraineté-association fédéraliste qui sabre les fondements du Québec.

    Vous avez fait le bon choix, Madame Catherine, bravo! : celui du refus d'un déni de trahison qui empoisonne le P.Q. dès son origine en 1968 à vouloir s'harmoniser avec un concept de société et de démocratie anglo-canadienne qui n'a rien à voir et faire avec les fondements sur lesquels repose les origines du Québec et ce à quoi aspire un Québec francophones maîtres de lui-même. L’histoire a démontré le constat que le ROC n’a jamais été capable de comprendre et ne sera jamais outillée pour métaboliser historiquement le profond sentiment d’appartenance auquel nous sommes, gens du Québec, tricoter serré. Ne faites pas l'erreur que le P.Q. a faite en oubliant la jeunesse qui le chasse et éjecte à présent. N’oubliez surtout pas que ce sont vos parents qui ont été garants de votre avenir et qui seront assurément le soutien dont vous aurez grandement besoin pour fonder et amorcer la souveraineté à 100% d'un Québec francophone.

    • Hermel Cyr - Inscrit 14 mars 2019 09 h 33

      Le PQ, « des dinosaures » dites-vous ? En tout respect relisez-vous :

      « le ROC n’a jamais été capable de comprendre… »
      … « profond sentiment d’appartenance auquel nous sommes, gens du Québec, tricoter serré »
      « N’oubliez surtout pas que ce sont vos parents qui ont été garants de votre avenir et qui seront assurément le soutien dont vous aurez grandement besoin.. »

      Il me semble que le ressentiment contre le ROC qui ne nous comprend pas … le repli sur le « tricoté serré » … et l’ode aux « parents garants de l’avenir » … c’est plus antédiluvien que la social-démocratie et les valeurs citoyennes !

      L’indépendantisme en 2019 et de demain passe par une renaissance des valeurs citoyenneset démocratiques, le refus du repli nationaliste et une claire conscience des enjeux actuels (écologie, démocratie, justice sociale, égalité de tous en tant que citoyens).

    • Gilles Tremblay - Abonné 14 mars 2019 12 h 51

      Hermel Cyr (14 mars 2019 09h33)

      ‘’Les enjeux actuels (écologie, démocratie, justice sociale, égalité de tous en tant que citoyens)’’, et vive la mondialisation anglo-saxonne ! qui justement nous a menés tout droit dans le mur avec une pollution hors de contrôle par l’entremise de nos gouvernements qui appui les conglomérats industriels polluants à outrance et les dictatures qui détruise les démocraties tout en étant alimentées par les ripoux de SNC-Lavalin protégés par des politiciens qui les soutiennent et qui détruisent justement la social-démocratie moderne ainsi que la justice sociale et l’égalité pour tous que vous semblé chérir et qui s’effrite et se réduit comme peau de chagrin.

      Votre renaissance c’est du lavage de cerveau anglo-saxon auxquels le Québec n’adhérera jamais et ne signera jamais leur constitution. Vous pouvez continuer à prier le p’tit Jésus tous les dimanches et vous faire bonne conscience avec vos fariboles et maux (mots) qui n’ont pas d’histoire hormis celui d’enrichir ceux et celle qui sont déjà riches. Vous devriez aller visiter Haïti et voir ce qui se passe en Amérique centrale. Clairement vous dormez confortablement sur votre généreuse paye hebdomadaire.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 mars 2019 19 h 08

      Gilles, on peut vous appelez Gilles? La pollution hors contrôle émane des pays émergeants comme la Chine et l'Inde qui sont responsables de la moitié des GES mondiaux. Le Québec, c'est un gros 0,1%.

    • Gilles Tremblay - Abonné 15 mars 2019 07 h 47

      Cyril Dionne - Abonné 14 mars 2019 19 h 08
      En toute franchise, Cyril, si tous les chiens avaient une queue, il n’y aurait pas de poteaux. Dans le cas des GES au Québec il s’agit de 0,1% selon vos données et c’est un constat ! qui vole un oeuf, vole un boeuf. Un voleur reste un voleur, peu importe le larcin. Maintenant, Cyril, un beau matin tu te lèveras et ce 0,1% sera la goute, dans l’océan de la pollution, qui fera déborder le vase de mère Nature. Je te jure que ce ne sera pas une goute d’eau limpide qui va se rabattre sur nos têtes, mais un gros tas de.... que je ne souhaite pas laisser à mes enfants. Ce 0,1%, dont tu t’accommodes très bien d’ailleurs, sera alors hors contrôle à 100%.

  • Jean Thibaudeau - Abonné 14 mars 2019 05 h 35

    Un parti que « les Québécois n’écoutent plus ».

    Les membres ou sympathisants péquistes (dont j'ai toujours été) reçoivent très mal ce message et tirent sur la messagère depuis lundi. Mais ça fait 25 ans au moins que ç'a commencé et qu'ils se cherchent des explications faciles... qui n'ont réussi qu'à les diviser entre eux encore plus.

    Jean-François Lisée entretient encore ce mythe dans son livre en constatant lucidement, d'une part, que les jeunes n'étaient même pas intéressés à savoir ce qu'il avait à leur dire, mais en en attribuant d'autre part la cause à une autre explication facile (i.e. que ce serait dû à sa propre personne, d'où l'idée de passer le témoin à une Véronique Hivon). Ce qui n'est pas sans mérite de sa part, d'ailleurs, pour un homme dont on ne cesse de faire des gorges chaudes sur son ego.

    Mais il se trompe. La cause de ce désintérêt, ce n'était pas lui, c'était l'institution même du PQ. Pas l'indépendance ou la souveraineté, mais le PQ! Pas forcément la laïcité, mais le PQ! Pas la cause environnementale, mais le PQ!

    Vouloir réformer le PQ aujourd'hui est aussi vain qu'il pouvait l'être de penser réformer l'Union nationale ou le Parti créditiste dans les années '70. Quand un parti devient ainsi associé à une image de vieux-radoteux-qui-s'accrochent-au-passé-et-qui-n'ont-plus-rapport, son chat est mort.

    Est-il injuste que ce soit le PQ qui soit le principal parti à subir ce sort? Sans doute. Pour le moment. Mais il n'est pas dit qu'il demeutera le seul indéfiniment. Le PLQ, entre autres, pourrait bien découvrir bientôt qu'il ne perd rien pour attendre.

    Est-ce que la génération des baby-boomers, celle qui a fondé et essentiellement porté le PQ, a raison de se sentir désavouée et tassée de côté à travers ce rejet? Très probablement! La fin du PQ, c'est aussi le passage à une ère où ils n'auront plus de mainmise sur la suite des événements.

    • Michèle Lévesque - Abonnée 14 mars 2019 17 h 46

      @J.Thibaudeau 05h35

      Vous êtes lucide du début à la fin, sauf...

      A) Voici les deux segments qui me rejoignent le plus: Le "PLQ, entre autres, pourrait bien découvrir bientôt qu'il ne perd rien pour attendre." J'aime beaucoup le "entre autres". Aussi pour votre conclusion sur Lisée en lien à V. Hivon : "Ce qui n'est pas sans mérite de sa part [...] pour un homme dont on ne cesse de faire des gorges chaudes sur son ego." C'est tellement juste! La dernière pitrerie du Fou de TLMP aurait été drôle avant, car Lisée sait vraiment rire de lui-même de bon coeur, mais là, c'était en bas de la ceinture. Le rire, c'est comme le sexe: c'est le fun quand on le fait avec l'autre, pas à son détriment.

      B) Des bémols maintenant sur (je cite): "La cause de ce désintérêt [des jeunes], ce n'était pas [Lisée, la laïcité, la souveraineté, la cause environnementale...] mais le PQ!". - - Ouf. C'est trop. Il est clair que le vieux navire s'est si souvent auto-sabordé qu'il sera difficile de le remettre à flots. D'un côté des défections à grandes coups de toges à même ce sempiternel lavage de linge sale en public, ou encore, et ici, c'est bien pire, ces gens trop bien installés et devenus aussi arrogants qu'incapables de se renouveler. Etc.

      Reste que certains médias et adversaires politiques - surtout QS, mais le PLQ de Couillard n'a pas donné sa place -, ont volontairement déréglé les boussoles en nourrissant l'aigreur et l'incompréhension partout où c'était possible. Même le Bissonnette de 2017 a été construit comme une conséquence de la Charte de 2013, entre autres accusations extrêmes (haine, radicalisation, islamophobie, racisme). Une démesure jamais corrigée par les médias. Sur la scène politique, le PQ était un adversaire, mais d'aucuns en ont fait un ennemi du peuple. Ne minimisons pas cette procédure insidieuse.

      Je reste péquiste, mais je comprends C. Fournier et je crois en sa sincérité - denrée si rare qu’elle pourrait même devenir le ferment de son exercice.

    • Jean-François Meiffren - Abonné 15 mars 2019 10 h 28

      @Michèle Lévesque : même si je suis d'accord avec votre analyse, je pense que le PQ n'a ni besoin de QS ou du PLQ pour se saborder lui-même.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 14 mars 2019 05 h 52

    « Dream whip »



    La relève est assurée pour les entartistes …

    La « génération montante », comme la crème fouettée qui monte…

    • Serge Lamarche - Abonné 14 mars 2019 13 h 19

      Je trouve que ça fait encore une fois passer les femmes pour des «flakes», des êtres qui décrochent très facilement à la moindre embûche.
      Faut dire qu'Anticosti et charte des valeurs sont des embûches que le PQ lui-même s'est mis. Qui expliquent le succès des Libéraux et de la CAQ.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 mars 2019 19 h 11

      Pardon M. Lamarche, la CAQ était pour Anticosti et la charte des valeurs. Ce sont nos multiculturalistes anglo-saxons du Parti libéral qui s'opposaient. Vous êtes mêlé et pas à peu près.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 14 mars 2019 07 h 11

    Surprise? Moi de même!

    Quand on crache dans la soupe faut pas s’attendre à des applaudissements. S’attaquer au PQ ce n’est pas s’attaquer à un exécutif mais à une partie de la population qui s’identifie à ce mouvement. Le PQ n’a jamais été un parti politique comme les autres. C’est un mouvement indépendantiste. Pour ce qui est des partis il y a la CAQ, le PLQ et QS.

    • Louise Melançon - Abonnée 14 mars 2019 10 h 11

      En effet... j'avoue ne pas comprendre l'amplitude du rejet du PQ... il y a eu un échec de transmission aux jeunes... mais ce n'est pas seulement le PQ qui a manqué, c'est l'ensemble de la société francophone... Et je constate beaucoup d'âgisme dans plusieurs discours ou commentaires... c'est dur à prendre... Il est vrai qu'il est normal que les générations qui se succèdent apportent des changements, et que ce sont les jeunes qui sont responsables de l'avenir... il faut leur faire de la place. Mais de là à considérer qu'il n'y a pas de dialogue ou de conversation possible entre les jeunes et les plus âgés... je ne le pense pas.

    • Serge Lamarche - Abonné 14 mars 2019 13 h 21

      Le PQ a mal dirigé la dernière fois. Qui veut d'un parti qui dirige mal?

    • Ginette Rouleau-Boyer - Abonnée 14 mars 2019 19 h 13

      Allons donc Monsieur Rivest, le parti québécois, dont j'ai été membre un bon nombre d'années, était de par sa volonté de faire du Québec un pays, un parti qui dérangeait de par son option. Mais aujourd'hui il est devenu un parti comme les autres avec cette nuance du: ''tout bien que oui, tout de bien que non"" dépendant de la conjoncture ou comme il s'amuse à dire: les fameuses conditions gagnantes. Si on est convaincu c'est pas compliqué : on les crée ce que n'a pas fait et ne fera pas ce parti devenu un peu arriviste.
      .Et, ça explique le désistement de bon nombre de souverainistes face à un parti qui ne sait plus ou il s'en va ou le sait trop. Chapeau à Madame Fournier qui a vu juste et au bon moment.
      Ginette Rouleau Boyer

    • Jean-François Meiffren - Abonné 15 mars 2019 10 h 33

      Et allez : "le PQ n'est pas un parti comme les autres...", "nous, on représente les "vrais québéquois"..., "c'est une machination de QS et du PLQ...", "C'est pas nous qui avont failli, c'est l'éducation, la société québéquoise..."... etc... Toujours la même dialectique du NOUS contre le reste du monde. Je souhaite que le Québec devienne un pays mais surement pas avec vous.
      Bravo Mme Fournier pour dire tout haut ce que personne ne veut voir ou entendre.