Quel avenir pour la députée Catherine Fournier?

La députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, a convoqué la presse lundi avant-midi afin de «faire le point sur son avenir politique».
Photo: Valerian Mazataud Le Devoir La députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, a convoqué la presse lundi avant-midi afin de «faire le point sur son avenir politique».

Le Parti québécois constituera-t-il toujours le deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale au terme de la relâche parlementaire ? Rien n’est moins sûr.

La députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, a convoqué la presse lundi avant-midi afin de « faire le point sur son avenir politique ».

Les craintes de voir l’élue de 26 ans prendre le chemin de l’exil étaient grandes, dimanche soir, au sein de l’état-major du PQ. Réunis en soirée, le chef intérimaire, Pascal Bérubé, et les autres membres de l’exécutif n’avaient aucune idée des intentions de Mme Fournier.

Des informations selon lesquelles la jeune députée envisageait de quitter le caucus du PQ étaient parvenues aux oreilles du Devoir il y a moins d’un mois. Mme Fournier avait alors assuré qu’elle effectuerait tout son mandat électif de quatre ans comme membre du groupe parlementaire péquiste.

Proche de l’ex-chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, Mme Fournier a longuement réfléchi depuis la défaite historique du 1er octobre dernier à des façons de relancer — voire de refonder — le PQ et, plus largement, le mouvement indépendantiste.

À moins d’un changement de programme, Jean-Martin Aussant et elle sont tous deux attendus le 31 mars prochain au restaurant La Croisée des chemins de Chambly afin de participer à un « panel sur l’avenir du PQ — ou comment faire renaître nos espérances ».

Le départ de Catherine Fournier du caucus péquiste pour siéger comme indépendante — aux côtés du député de Chomedey, Guy Ouellette — transformerait le portrait du Salon bleu, au parlement. En effet, avec un député de moins, le PQ perdrait son statut de deuxième groupe d’opposition au profit de Québec solidaire, qui compte dix députés.

Avec neuf députés, le PQ devra mener une nouvelle bataille pour maintenir ses acquis.

Catherine Fournier a été réélue il y a cinq mois dans la circonscription de Marie-Victorin (Longueuil) avec 705 voix de majorité sur la candidate de la Coalition avenir Québec. Elle avait fait son entrée à l’Assemblée nationale après avoir obtenu l’appui de 52,5 % des électeurs à la partielle du 5 décembre 2016, nécessaire en raison du départ de Bernard Drainville de la vie politique.

Il y a un an, Catherine Fournier saluait la fin de l’exil de Jean-Martin Aussant, qui avait décidé de briguer les suffrages dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles sous la bannière du PQ. « Je suis plus qu’heureuse qu’il revienne au bercail pour contribuer à cette grande victoire de l’élection du 1er octobre prochain, mais surtout à celle du mandat de 2022, lors duquel nous accomplirons enfin notre objectif de réaliser l’indépendance du Québec. J’y crois fermement. L’heure est au rassemblement ! » avait-elle déclaré.

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