Antoine Atallah quitte ses fonctions de président du PLQ

De gauche à droite: la députée et présidente du caucus libéral Filomena Rotiroti; le chef par intérim du PLQ, Pierre Arcand; et le président du parti, Antoine Atallah
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne De gauche à droite: la députée et présidente du caucus libéral Filomena Rotiroti; le chef par intérim du PLQ, Pierre Arcand; et le président du parti, Antoine Atallah

Le conseil de direction du Parti libéral du Québec (PLQ) se réunira dès lundi pour trouver un successeur à Antoine Atallah, qui a démissionné de la présidence de la formation vendredi « pour des motifs personnels ».

Il avait été rapporté qu’il était contesté à l’interne pour avoir favorisé ses proches à des postes clés au sein du parti.

Jeudi, pourtant, M. Atallah avait « encore la confiance du caucus » et des présidents de section, avait commenté la députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, dans une mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

C’est la première vice-présidente du parti, Katherine Martin, qui assume l’intérim selon les statuts, mais « c’est l’intention du parti de nommer rapidement un nouveau président », a fait savoir une source à l’interne.

Dans une longue lettre transmise à la première vice-présidente du parti vendredi matin, M. Atallah affirme que le résultat des élections générales du 1er octobre dernier n’était pas celui qu’il avait souhaité et qu’il en assume une part de la responsabilité. Il écrit que les dernières réformes institutionnelles au sein du PLQ l’ont rendu extrêmement bureaucratique et qu’il est très difficile pour un officier bénévole de mettre en place une vision militante et d’en assurer le suivi une fois au pouvoir.

Le président démissionnaire souligne que les principes directeurs du PLQ sont « foncièrement différents » de ceux des autres formations politiques. « Entre le conservatisme de la Coalition avenir Québec (CAQ) et de l’autoritarisme marxiste de Québec solidaire (QS), il existe tout un espace de dialogue progressiste afin d’animer la vie publique d’une vision qui met l’économie au service de l’avancement de la condition sociale de nos concitoyens », a-t-il énoncé, ajoutant que « la social-démocratie québécoise a besoin de reconnaissance et de fierté ».

Dans un communiqué, le chef intérimaire Pierre Arcand remercie M. Atallah pour son dévouement et mentionne qu’il « a choisi de quitter son poste pour des motifs personnels ».

Le mandat à la présidence d’Antoine Atallah se terminera dans une semaine, le 8 mars. Âgé de 32 ans, Antoine Tallah a accédé à la présidence en novembre 2017. Il militait dans le parti depuis l’âge de 17 ans.

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