Québec prépare un plan pour mieux soutenir les groupes communautaires

Québec souhaite mieux reconnaître l’apport des organismes communautaires qui font beaucoup avec peu de moyens.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Québec souhaite mieux reconnaître l’apport des organismes communautaires qui font beaucoup avec peu de moyens.

Québec prépare un nouveau plan en matière d’action communautaire, dans lequel il souhaite mieux reconnaître l’apport de ces organismes qui font beaucoup avec peu de moyens. Et le milieu se réjouit de la nouvelle.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, qui est responsable du dossier de l’action communautaire, vient en effet d’écrire une lettre à cet effet au Réseau québécois de l’action communautaire autonome — une lettre qu’a obtenue La Presse canadienne.

L’information arrive à point nommé, alors que mercredi sera la Journée internationale de la justice sociale, décrétée par les Nations unies, et que des manifestations et « actions de visibilité » sont prévues dans plusieurs villes du Québec pour sensibiliser la population et les décideurs aux questions de justice sociale et de reconnaissance de l’action communautaire.

Dans sa lettre, M. Boulet précise qu’il a demandé aux équipes concernées de son ministère d’amorcer les travaux pour élaborer un nouveau Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire.

« Notre gouvernement réitère son engagement visant à offrir un meilleur soutien et une plus grande reconnaissance à ces organismes, qui répondent à une multitude de besoins non couverts par les réseaux publics », écrit le ministre Boulet dans sa lettre.

Qui plus est, il s’engage aussi à consulter le milieu communautaire pour l’élaboration du plan d’action.

« C’est une excellente nouvelle. On réclame ça depuis plusieurs années », s’est exclamée en entrevue Caroline Toupin, coordonnatrice du Réseau québécois de l’action communautaire autonome.

Un tel plan avait déjà été annoncé par le précédent gouvernement libéral, mais, au moins, le gouvernement caquiste confirme qu’il ira de l’avant avec ce plan d’action, s’est-elle réjouie. « C’est une confirmation qu’on attendait. »

Traditionnellement, les groupes communautaires demandent un plan triennal, un financement stable et prévisible, afin d’assurer une certaine stabilité dans leurs programmes et activités ainsi que pour embaucher du personnel. Ils tiennent aussi à ce que leur autonomie soit respectée.

Mme Toupin se réjouit également du fait que le milieu communautaire sera consulté. Elle souhaite d’ailleurs qu’il le soit dès le départ, non seulement sur le plan d’action, mais aussi sur les orientations.

Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome regroupe plusieurs organismes du milieu, qui viennent en aide aux femmes, aux personnes âgées, aux personnes démunies, aux locataires, aux familles et aux consommateurs, entre autres.

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