Une pétition en appui au lanceur d’alerte Louis Robert

Les partis de l’opposition se sont associés à la démarche du SPGQ, représenté ici par son président, Richard Perron.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Les partis de l’opposition se sont associés à la démarche du SPGQ, représenté ici par son président, Richard Perron.

Les Québécois sont invités à signer une pétition électronique réclamant du ministre André Lamontagne la réintégration immédiate en emploi de l’agronome expert Louis Robert, congédié du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Dans cette pétition, le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) somme le ministre d’offrir aussi à M. Robert des excuses publiques, de compenser toute perte subie en raison de son congédiement le 24 janvier dernier et de s’assurer de respecter l’esprit de la Loi sur la protection des lanceurs d’alerte au MAPAQ.

Louis Robert, agronome au bureau de Saint-Hyacinthe du MAPAQ, a été congédié après 32 ans de service pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste, ainsi que pour avoir contrevenu à ses obligations de discrétion, selon la lettre de congédiement rendue publique.

Il avait dénoncé ce qu’il considère comme de l’ingérence des compagnies du secteur privé dans la recherche publique sur l’utilisation des pesticides.

Selon le SPGQ, M. Robert a agi comme lanceur d’alerte en portant à la connaissance du public des informations importantes pour la santé et la sécurité alimentaire des Québécois. Il existe une loi pour protéger les lanceurs d’alerte de l’administration publique, entrée en vigueur le 1er mai 2017, mais elle ne permet pas d’ouvrir de débat public sur l’objet d’une dénonciation.

La semaine dernière, malgré les demandes répétées des partis d’opposition, le gouvernement du Québec a affirmé que le fonctionnaire ne serait pas réintégré dans ses fonctions.

Le premier ministre François Legault s’est porté à la défense de celui qui a procédé au congédiement de M. Robert, le sous-ministre du MAPAQ, Marc Dion, en affirmant que, s’il avait de bonnes raisons de congédier un fonctionnaire, il pouvait agir en ce sens.

Il a ajouté que M. Dion était un expert en gestion et que c’est la raison pour laquelle il a été nommé sous-ministre.

Avec La Presse canadienne

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