Le premier ministre Legault se porte à la défense de SNC-Lavalin

Le premier ministre presse Ottawa de permettre à la firme SNC-Lavalin de payer des «pénalités importantes» et de passer à autre chose.
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Le premier ministre presse Ottawa de permettre à la firme SNC-Lavalin de payer des «pénalités importantes» et de passer à autre chose.

Le premier ministre François Legault presse Ottawa de permettre à la firme SNC-Lavalin, qui est embarrassée par des accusations de fraude et de corruption, de payer des « pénalités importantes » et de passer à autre chose.

« Si le dossier traîne pendant des années et on perd des emplois et un siège social, je pense que ce sont tous les Canadiens qui sont perdants », a-t-il mis en garde vendredi.

M. Legault a rappelé avoir témoigné de son inquiétude pour l’avenir de la firme montréalaise SNC-Lavalin auprès de son homologue fédéral, Justin Trudeau, au fil des dernières semaines. « J’ai demandé à M. Trudeau qu’on s’assure de régler le dossier le plus rapidement possible, mais tout en respectant l’intérêt des Québécois, des Canadiens, donc en respectant la loi, en s’assurant que des pénalités importantes soient payées », a-t-il relaté à la presse.

M. Legault n’a toutefois pas précisé s’il souhaitait que SNC-Lavalin puisse participer au programme d’accords de poursuite suspendue, malgré le refus du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC). « Il faut être prudent », a-t-il toutefois affirmé. Les ministres fédéral Navdeep Bains et québécois Pierre Fitzgibbon ont amorcé des pourparlers sur le sujet. « Le dossier et les conversations suivent leur cours », a indiqué le bureau de M. Legault.

Par ailleurs, le premier ministre québécois s’est questionné à haute voix vendredi sur la nature de la pression exercée, selon The Globe and Mail, par l’équipe de Justin Trudeau sur l’ex-ministre de la Justice du Canada, Jody-Wilson Raybould, afin qu’elle mette à l’abri SNC-Lavalin d’un procès pour fraude et corruption. « Il y a une différence entre faire des pressions politiques pour abandonner une poursuite et faire des pressions politiques pour s’assurer qu’on règle le dossier le plus rapidement possible », a-t-il fait valoir à la presse.

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