Le ministre Benoit Charrette sera-t-il le «champion» de l’environnement à la CAQ?

Le nouveau ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette
Photo: Paul Chiasson Archives La Presse canadienne Le nouveau ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette

Les personnes préoccupées par l’environnement veulent leur Marguerite Blais, a lancé l’instigateur du Pacte pour la transition, Dominic Champagne.

« Quand on entend Marguerite Blais se porter à la défense des aînés, on a le sentiment que les aînés ont une championne pour s’occuper de leurs dossiers. Le ministre Charrette, maintenant, a la responsabilité de l’Environnement. Il a la responsabilité de convaincre ses collègues au Conseil des ministres que toutes les décisions du gouvernement doivent passer par l’exigence qui est posée par la première urgence qui devrait nous occuper ; celle de répondre aux défis posés par le réchauffement climatique », a lancé le metteur en scène dans l’hôtel du Parlement, où il avait été invité mercredi avant-midi par les élus libéraux.

« On attend le champion », a-t-il ajouté, se demandant s’il s’agira du nouveau ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette.

« Sa prédecesseure [MarieChantal Chassé], on avait de la difficulté à bien interpréter l’expression de ses positions. […] Assurément, avec Benoit Charrette, il y a eu une écoute », a mentionné M. Champagne dans un point de presse.

Il a invité le premier ministre François Legault à mener la charge de la lutte contre les changements climatiques. « Face à l’urgence climatique, on a une corvée nationale à faire. […] Il faut passer à l’action. On veut savoir quoi faire. Le gouvernement a un grand rôle de leadership à jouer », a-t-il poursuivi, flanqué de l’élue libérale Marie Montpetit. « Pour l’instant ce qu’on a vu au gouvernement, c’est un mauvais « casting » à l’environnement, une difficulté de se présenter à la COP… »

Plaidant l’« urgence d’agir », le père de trois enfants a aussi demandé aux élus de l’Assemblée nationale d’adopter une loi visant à assurer le respect des engagements climatiques du Québec, dont celui de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % d’ici 2030, et ce, par rapport à 1990.
Voyez l'intervention de Dominic Champagne

 


M. Charette s’est seulement engagé lundi à « [tenir] compte » du document élaboré par les auteurs du Pacte pour la transition.

Le porte-parole du Pacte pour la transition a dissuadé mercredi les courriéristes parlementaires de voir dans sa participation au caucus des élus libéraux, mercredi matin, un appui sans réserve à l’opposition officielle.

Selon lui, les membres des gouvernements Charest et Couillard ont « commis leur part d’erreurs [et de] bons coups » dans le passé. « Que les partis essaient de me récupérer à des fins partisanes ! » a-t-il déclaré sur le ton du défi. « Je ne suis pas là pour faire de la partisanerie. Je suis là pour faire avancer le dossier de façon concrète. » Il rencontrera aussi durant la journée les 10 élus du Parti québécois.

M. Champagne a dit être monté sur la colline Parlementaire mercredi afin de convaincre « ceux qui signent les lois », « [ceux] qui signent les gros chèques » de la nécessité de diriger « une corvée nationale ». « La somme de nos petits gestes ne suffira pas. Ça prend des politiques publiques », a-t-il conclu.

Motion unanime pour la lutte contre les changements climatiques

Les élus de l’Assemblée nationale demandent « au gouvernement d’agir avec détermination afin de rattraper [le] retard » pris par le Québec dans la lutte contre les changements climatiques. « Les gouvernements des dernières années n’ont pas été en mesure d’atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre exigés par la communauté scientifique », ont-ils convenu par le biais d’une motion adoptée à l’unanimité.