Les partis d’opposition demandent à François Legault d’éviter les «doubles standards»

François Legault
Photo: Justin Tang Archives La Presse canadienne François Legault

Les partis d’opposition demandent au premier ministre, François Legault, de juger de la conduite du ministre André Lamontagne avec la même sévérité qu’il a jugé celle de MarieChantal Chassé.

« Je veux que les doubles standards arrêtent. Si ici, il y a un double standard, que M. Legault en prenne acte et agisse », a lancé la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

L’élue n’a toutefois pas voulu dire si M. Legault est plus clément avec M. Lamontagne qu’avec Mme Chassé. « Dans la vie politique — et ce n’est pas juste moi qui le dis, on est une grande gang — les standards, les attentes envers les femmes sont différentes envers les hommes. Je répondais à la question d’une de vos collègues. Ce que je vous dis, c’est : dans cette situation-ci, je ne veux pas qualifier les deux [cas], mais un est un homme et une est une femme », a-t-elle dit en début de journée.

Le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, a mentionné que les faits reprochés au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, qui a autorisé le renvoi du fonctionnaire lanceur d’alerte Louis Robert dans des circonstances nébuleuses, sont plus graves que ceux évoqués par M. Legault pour justifier l’exclusion du Conseil des ministres de MarieChantal Chassé. « Madame Chassé avait certainement certains problèmes de communication. Dans ce cas-ci, ce n’est pas juste des problèmes de communication. Je pense qu’il y a eu une question de jugement qui est en cause aussi », a-t-il fait valoir avant la période des questions.

Par ailleurs, la députée solidaire Émilie Lessard-Therrien a demandé à la Protectrice du citoyen d'« enquêter sur l’indépendance du ministère [de l’Agriculture] par rapport au lobby des pesticides ». « Il faut faire toute la lumière sur le fond de l’affaire », a-t-elle affirmé. Les Producteurs de grains du Québec souhaitent que l’enquête de la Protectrice du citoyen soit « étendue aux ententes prises par son ministère avec le Centre de recherche sur les grains (CÉROM) afin de protéger l’indépendance de la recherche scientifique dans le secteur des grains ».

D’autres détails suivront.

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