QS s’offre une journée de réflexion pour prendre position sur la laïcité

En entrevue, dimanche, Mme Massé avait bon espoir de réconcilier les opinions de tous les membres.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir En entrevue, dimanche, Mme Massé avait bon espoir de réconcilier les opinions de tous les membres.

Alors que ses membres semblent divisés sur la question de la laïcité, Québec solidaire (QS) s’offrira une journée de réflexion la semaine prochaine afin de se faire une tête face à cet enjeu, sur lequel le parti devra prendre position à son Conseil national, au mois de mars.

Le 9 février, les membres du parti de gauche seront réunis à Trois-Rivières pour entendre des panélistes de toutes les allégeances, qui se prononceront notamment sur l’épineuse question du port des signes religieux.

Traditionnellement, QS appuyait le « consensus Bouchard-Taylor », qui suppose que le port des signes religieux soit interdit aux fonctionnaires en position d’autorité.

Selon la porte-parole Manon Massé, l’opinion des Québécois a évolué depuis la publication de ce rapport il y a plus de dix ans, donc une mise à jour s’impose, a-t-elle expliqué.

Au congrès du parti en décembre dernier, des membres du parti ont ouvertement critiqué l’approche de Bouchard-Taylor, qui selon certains, mènerait à de la discrimination à l’emploi. La semaine dernière, le député de Rosemont Vincent Marissal a lui aussi exprimé des doutes sur cette position, affirmant qu’il n’était pas à l’aise que « quelqu’un ne puisse pas obtenir un job » en raison du port de signes religieux.

En entrevue, dimanche, Mme Massé avait bon espoir de réconcilier les opinions de tous les membres.

« Ça va faire des bonnes discussions et comme toujours, on va réussir ensemble à aller vers une position qui va rallier la majorité », a-t-elle assuré.

La députation de Québec solidaire a aussi beaucoup changé depuis dix ans. Le parti, qui n’avait des représentants qu’à Montréal, a maintenant des députés ailleurs au Québec, de Québec, en passant par Sherbrooke, jusqu’à Rouyn-Noranda.

Mme Massé, elle-même députée de Sainte-Marie — Saint-Jacques, ne croit toutefois pas que cela ait des répercussions sur le débat.

« Lorsque le débat s’est fait à travers nos membres, il y avait des gens de la Gaspésie, de l’Abitibi, il y avait des gens de partout, alors ce n’est pas nouveau d’avoir une représentation de l’ensemble du Québec durant nos débats », a-t-elle soutenu.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.