Un Québec plus riche serait plus aimé du reste du Canada, selon Legault

François Legault a attribué l’impopularité actuelle du Québec dans le ROC en partie à son refus de laisser passer le «pétrole sale» de l’Ouest sur le territoire québécois.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne François Legault a attribué l’impopularité actuelle du Québec dans le ROC en partie à son refus de laisser passer le «pétrole sale» de l’Ouest sur le territoire québécois.

La faible cote d’amour du Québec dans le Rest of Canada (ROC) n’est pas étrangère à sa dépendance au programme fédéral de péréquation, duquel il tirera 13,1 milliards de dollars en 2019, est d’avis le premier ministre François Legault.

« Pourquoi ? Parce que le Québec est plus pauvre que le reste du Canada. Ça nous met dans une position vulnérable », a-t-il expliqué, moins d’une semaine après la publication d’un sondage. En plus d’être considéré comme le plus gourmand de la fédération, le Québec est vu comme un « ami » par seulement 5 % des Canadiens non-québécois, indique la firme Angus Reid, après avoir questionné 4024 répondants en ligne. « Moi, je ne suis pas gêné. On est dans le Canada, puis ce système de péréquation est là. On va [militer] pour qu’il reste là », a-t-il poursuivi, en marge d’un rassemblement des députés caquistes à Gatineau.

Le chef du gouvernement a réitéré sa volonté de favoriser les investissements privés et la création d’emplois « bien rémunérés » au Québec. « Réduire l’écart de richesse avec le reste du Canada, ça pourrait nous mettre dans une meilleure position pour négocier avec le reste du Canada, puis, peut-être se faire plus aimer des autres provinces », a-t-il lancé.

Mea culpa

M. Legault a attribué l’impopularité actuelle du Québec dans le ROC en partie à son refus de laisser passer le « pétrole sale » de l’Ouest sur le territoire québécois. « De façon unanime, tous les premiers ministres souhaitaient qu’on regarde la possibilité d’avoir un oléoduc au Québec. J’ai été très clair, peut-être [ai-je] utilisé des mots durs, mais j’ai dit clairement qu’il n’y avait pas d’acceptabilité sociale au Québec. Donc, il n’est pas question d’avoir un oléoduc au Québec », a-t-il relaté mercredi.

Enfin, les « rivalités » sportives expliquent aussi la faible cote d’amour du Québec, a ajouté à la blague M. Legault. « Ils n’aiment pas le Canadien autant que nous autres », a-t-il conclu.