Le PQ panse ses plaies à Sainte-Agathe-des-Monts

L’élue péquiste Lorraine Richard (qu'on voit ici en compagnie de ses collègues Joël Arseneau et Pascal Bérubé) sollicite l’indulgence des médias.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne L’élue péquiste Lorraine Richard (qu'on voit ici en compagnie de ses collègues Joël Arseneau et Pascal Bérubé) sollicite l’indulgence des médias.

L’élue péquiste Lorraine Richard sollicite l’indulgence des médias près de quatre mois après une défaite électorale qui a « fait mal, très mal ».

« Soyez un petit peu indulgents envers le PQ, autant que vous l’êtes avec la Coalition avenir Québec depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir », a lancé la députée de Duplessis dans un impromptu de presse, jeudi avant-midi. « C’est ce que je vais vous demander », a-t-elle ajouté aux journalistes agglutinés dans une auberge de Sainte-Agathe-des-Monts où les 10 élus péquistes sont rassemblés.

Le gouvernement caquiste bénéficie pour sa part d’« une lune de miel », estime Mme Richard. « C’est normal. » Pourtant, l’équipe de François Legault a commis « quelques erreurs » et a « reculé » à l’occasion depuis son arrivée au pouvoir, a-t-elle souligné, avant de demander : « Est-ce que vous les attaquez tous les jours ? »

Le PQ, « grand parti » fondé par René Lévesque, attire immanquablement l’attention médiatique en raison de sa culture de débats internes, a poursuivi l’élue de la Côte-Nord. « Le Parti québécois, pour vous, c’est un attrait parce qu’on a toujours été dans une mouvance de chicane. » Or, cette époque est révolue, selon elle. « On n’est pas là ! » a-t-elle mentionné en marge du caucus présessionel du deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale.

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, s’est quant à lui refusé de commenter le traitement médiatique auquel a droit le PQ. « Ce n’est pas une bonne idée d’évaluer publiquement, devant les médias, le travail des médias », a-t-il affirmé à la presse.

« Est-ce qu’on a été mal traité ? Non. Est-ce qu’on aurait pu être mieux traité ? La réponse est non. Vous faites votre travail. On fait le nôtre », a dit de son côté le leader parlementaire péquiste, Martin Ouellet.

Le PQ a vu sa représentation à l’Assemblée nationale passer de 28 à 10 députés à la faveur des élections générales du 1er octobre dernier. « Les gens voulaient se débarrasser des libéraux. C’est ce qui s’est produit », a fait valoir Mme Richard, promettant de consacrer ses énergies à ne pas « tomber dans l’oubli ». « On va répondre à l’appétit de changement. Est-ce que ça passera par le programme ou autre chose ? [...] Le Parti québécois va reprendre le Québec en entier au moment venu », a-t-elle prédit.