Les 10 députés du Bloc québécois se représenteront à l’élection fédérale

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet (à droite), a investi dimanche, son premier candidat, Xavier Barsalou-Duval (à gauche), pour une réélection dans la circonscription de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet (à droite), a investi dimanche, son premier candidat, Xavier Barsalou-Duval (à gauche), pour une réélection dans la circonscription de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

Les 10 députés du Bloc québécois seront candidats à l’élection fédérale du 21 octobre.

En entrevue au Devoir dimanche, le nouveau chef de la formation indépendantiste, Yves-François Blanchet, a confirmé que l’ensemble de la députation bloquiste sollicitera un nouveau mandat.

Les derniers mois ont été éprouvants pour les députés bloquistes. En février dernier, sept d’entre eux avaient claqué la porte du parti alors dirigé par Martine Ouellet, ce qui avait plongé le Bloc québécois dans une profonde crise interne. Les sept dissidents sont finalement rentrés au bercail dans la foulée de la démission de Martine Ouellet, défaite lors d’un vote de confiance en juin dernier.

Le vent a tourné depuis, assure celui qui a été couronné chef du parti jeudi dernier. « Le caucus est parfaitement fonctionnel, affirme Yves-François Blanchet. Cette crise-là, elle est passée, elle est finie et tout le monde regarde dans la bonne direction. »

M. Blanchet avance même qu’un « momentum » serait perceptible au sein des rangs bloquistes. En décembre, le parti a recueilli 300 000 $, son mois le plus fructueux depuis la campagne de 2015.

« Le Bloc sortait tout juste de la crise, n’avait pas encore de chef et a recueilli 300 000 $ en plein mois de décembre. Il s’est passé quelque chose de positif à l’intérieur des instances, on sent clairement un momentum à l’intérieur du Bloc. »

« Notre travail, et j’en prends la responsabilité, c’est de porter et de partager cet enthousiasme avec les Québécois », lance l’homme de 53 ans.

Un éveil

Selon le politicien, le Bloc québécois, dont l’éloge funèbre a été maintes fois prononcé, bénéficie en quelque sorte d’un « éveil » né de la débâcle du Parti québécois lors de la dernière élection provinciale.

« Au lendemain du 1er octobre, les souverainistes — qui représentent encore le tiers du vote au Québec — ont bien réalisé que si le Bloc était écrasé à la prochaine élection fédérale, c’est l’idée même de la souveraineté qui allait beaucoup souffrir. Et ça, je pense que ça a été une sorte d’électrochoc. »

Grâce à cet élan, Yves-François Blanchet dit avoir bon espoir de recruter des candidats de qualité pour représenter le Bloc québécois dans les 78 circonscriptions fédérales du Québec en vue de l’élection générale du 21 octobre.

Déjà cette semaine, le parti annoncera qui défendra les couleurs du Bloc québécois lors de l’élection partielle du 25 février dans la circonscription d’Outremont. « C’est une candidature de très haute qualité qui va surprendre tout le monde », promet Yves-François Blanchet.

Celui qui a été ministre de l’Environnement au sein du gouvernement péquiste de Pauline Marois fera de l’environnement un des thèmes centraux de la campagne bloquiste. Un thème qui sera imbriqué dans ceux de la souveraineté et de l’économie, une sorte de triumvirat duquel naîtra un nouveau modèle écologique québécois. Yves-François Blanchet estime que ce modèle, qu’il souhaite développer, est « totalement incompatible avec les politiques du gouvernement fédéral », rappelant au passage l’achat de l’oléoduc Trans Mountain par le gouvernement libéral.

Le bal des investitures

À neuf mois du vote, le Bloc québécois a investi dimanche son premier candidat. Des dizaines de militants ont bravé la tempête pour assister à Boucherville à l’assemblée d’investiture de Xavier Barsalou-Duval, qui tentera de se faire réélire dans la circonscription de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères.

« On a commencé un travail dans la circonscription qui doit être terminé, notamment dans les dossiers de la réglementation du trafic sur la rivière Richelieu et de l’érosion des berges du fleuve Saint-Laurent », clame le jeune papa.

Cet ancien enseignant au collégial, qui se dit très présent auprès de ses commettants, se définit d’abord et avant tout comme un indépendantiste. « Tant que le Québec ne sera pas un pays, ça va être nécessaire pour moi de continuer mon action politique », insiste-t-il.

5 commentaires
  • Hélène Gervais - Abonnée 21 janvier 2019 06 h 34

    Bravo ...

    et surtout bon succès pour les prochaines élections. En ce qui me concerne mon vote leur est acquis depuis belle lurette. J'espère que les gens comprendront que le Bloc est là pour rester et surtout il est là pour représenter le Kébek uniquement, pas les intérêts des multinationales des proviinces du kanada, mais bien le Kébek. Plus le Bloc sera fort à Ottawa, plus le Kébek sera entendu. Les députés des autres partis sont obligés de représéenter le kanada, mais pas le Bloc

  • Jocelyne Bellefeuille - Abonnée 21 janvier 2019 10 h 55

    Bienvenue Monsieur Blanchette

    Malheureusement, hier, à cause de la tempête, je n'ai pas pu aller vous rencontrer à Boucherville. C'était pourtant mon intention et je me faisais une joie de vous féliciter en "personne". .

    Alors, je vous félicite pour votre nomination et je suis fière que vous nous représentiez. Je vous ai suivi à l'émission Les EX et j'étais bien déçue que vous quittiez mais c'est pour une bonne cause. Vous êtes une belle acquisition pour le Bloc et je suis de tout coeur avec vous.

  • Raynald Collard - Abonné 21 janvier 2019 11 h 55

    Le Richelieu

    En effet, M. Barsalou-Duval, vous avez initié personnellement l'important chantier de la navigation et de l'érosion des berges du Richelieu, qui a donné naissance à l'Association des riverains et ami(e)s du Richelieu. Il reste cependant beaucoup à faire, mais nous estimons que vous êtes de loin le meilleur porte-parole pour nous aider à continuer ce travail.

    Bonne chance pour la suite

    Raynald Collard, St-Antoine-Richelieu.

  • Gilles Bousquet - Abonné 21 janvier 2019 13 h 57

    Le Bloc québécois se disait trop pauvre, il n'y a pas si longtemps

    Trop pauvre pour mener une course à la chefferie mais il déclare maintenant, qu'il ramasse plus d'argent que les mois précédents. Trop pauvre ou trop riche ou que ses courses à la chefferie coute trop cher ou qu'on veut un couronnement ?

    • Hélène Gervais - Abonnée 21 janvier 2019 18 h 27

      Quel est votre problème m. bousquet? Vous avez bien le droit d'être contre un parti politique ou un autre. Mais franchement votre texte est complètement en-dehors du contexte