Les instigateurs du «Pacte pour la transition» présentent un projet de loi à François Legault

La marche pour le climat du 10 novembre dernier, à Montréal
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La marche pour le climat du 10 novembre dernier, à Montréal

Les instigateurs du « Pacte pour la transition » ont fait préparer par des juristes un projet de loi qu’ils souhaitent voir déposer par le gouvernement caquiste.

Ce projet de loi vise à faire respecter les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixées par le Québec pour 2020, soit de 20 % comparativement à 1990. Pour 2030, cette cible de réduction est de 37,5 %.

Un des articles du projet de loi souhaité prévoit que « tout projet de loi, de règlement, de décret ou d’arrêté ministériel, de même que tout projet d’acte administratif, tel un projet d’orientation, de politique, de plan ou de stratégie, qui est soumis au Conseil exécutif, au Conseil du trésor, à un comité ministériel ou à un ministre, ne peut faire l’objet d’une recommandation ou d’une décision que s’il est compatible avec l’atteinte des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

Le « Pacte pour la transition » a été lancé en novembre dernier avec pour objectif d’intensifier la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de l’environnement.

Plus de 500 personnalités du monde des arts et du spectacle, du milieu scientifique et académique, des Premières Nations et autres avaient signé le Pacte au moment de son lancement. En milieu d’après-midi, mardi, près de 255 000 personnes avaient ajouté leur signature.

En vertu de ce pacte, les signataires sont invités à s’engager à protéger l’environnement tout en exigeant du gouvernement du Québec qu’il fasse la sienne.

Le document, disponible en ligne, ne demande pas la perfection à ses signataires, mais bien de s’engager à faire leur possible pour réduire leur empreinte carbone, notamment en réduisant leur consommation de pétrole, en réduisant leur consommation en général, le gaspillage et la production de déchets, en mangeant moins de viande et davantage d’aliments produits localement et ainsi de suite.