Les Québécoises gagnent toujours moins que les hommes

Certains métiers traditionnellement associés aux hommes sont de plus en plus investis par les femmes, qui comptent pour 63,6% des notaires et 46,5% des médecins.
Photo: Getty Images Certains métiers traditionnellement associés aux hommes sont de plus en plus investis par les femmes, qui comptent pour 63,6% des notaires et 46,5% des médecins.

Même si la condition des femmes continue de s’améliorer au Québec, elles gagnent toujours en moyenne moins que les hommes et peinent davantage à gravir les échelons supérieurs du pouvoir et de l’économie. Coup d’oeil sur le « Portrait des Québécoises 2018 » du Conseil du statut de la femme qui paraît cette semaine.

89,5%
Les femmes ont beau être plus nombreuses à aller à l’université, elles gagnent en moyenne un salaire inférieur à celui des hommes lorsqu’elles en sortent, et ce, quel que soit leur niveau d’études. Ainsi, en 2017, les détentrices d’un baccalauréat gagnaient en moyenne 89,5 % du salaire de leurs homologues masculins. Avec une maîtrise, c’est sensiblement la même chose (88,5 %). Rappelons que 57,4 % des détenteurs d’un baccalauréat sont des femmes, soit un peu plus qu’à la maîtrise (56,5 %). Les hommes sont toutefois un peu plus nombreux parmi les détenteurs de doctorats (51,9 %).

27%
Certains métiers traditionnellement associés aux hommes sont de plus en plus investis par les femmes, qui comptent pour 63,6 % des notaires et 46,5 % des médecins. Or des écarts importants subsistent par exemple dans le monde agricole, où les Québécoises comptent pour 27 % de la relève (contre 24 % il y a dix ans). Sinon, dans l’ensemble, les professions qui comptent le plus de femmes sont celles de technicienne (juridique, sociale, dans l’enseignement), d’adjointe administrative et d’enseignante. Du côté des hommes, les métiers les plus courants sont ceux de chauffeur, de professionnel en informatique et de concierge.

46,5%
Au sein de la fonction publique, on recense aujourd’hui un plus grand nombre de femmes que d’hommes. Mais à nouveau, elles sont moins nombreuses à gravir les échelons supérieurs. Ainsi, elles comptent pour 58,5 % des effectifs, mais seulement 46,5 % des cadres et du personnel de haute direction. Cette dynamique est encore plus inégalitaire dans le secteur privé. Ainsi, 59 % des propriétaires d’entreprise au Québec sont des hommes et les femmes ne comptent que pour 20 % des membres des conseils d’administration des sociétés inscrites en Bourse.

58,2%
Du côté des petits salariés, les femmes comptent pour 58,2 % des travailleurs au salaire minimum. Toutefois, elles sont moins nombreuses que les hommes parmi les prestataires de l’aide sociale (46,5 %). Par ailleurs, le Conseil note à cet égard que le nombre de femmes prestataires diminue plus rapidement que le nombre d’hommes puisqu’il y a vingt ans les femmes étaient plus nombreuses à recourir au programme (228 792 femmes, 214 339 hommes).

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