Danielle McCann veut rouvrir des services de santé sans rendez-vous

La nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, dit avoir «déjà» repéré 14 cliniques où on pourrait rouvrir un service sans rendez-vous.
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne La nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, dit avoir «déjà» repéré 14 cliniques où on pourrait rouvrir un service sans rendez-vous.

Le plan de match de la nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, commence à se dessiner. Pour réduire l’attente en première ligne, elle compte, dans un premier temps, rouvrir des services de santé sans rendez-vous un peu partout au Québec.

« La première chose qu’on va faire, c’est rouvrir du “sans-rendez-vous” dans plusieurs régions du Québec », a déclaré la ministre McCann, mercredi, en marge du Conseil des ministres.

La députée de Sanguinet dit avoir « déjà » repéré 14 cliniques où on pourrait rouvrir un tel service. Elle cible aussi les CLSC, et ce, avec le concours de plus d’infirmières.

Reste à savoir quand cela sera fait. Priée de dire si ces services seraient rouverts avant Noël, la ministre a d’abord répondu qu’elle agirait dans « les prochaines semaines », puis elle s’est ravisée et a parlé des « prochains mois ».

Dans un deuxième temps, Danielle McCann compte revoir le mode de rémunération des médecins de famille en s’inspirant du modèle de l’Ontario. Ils seraient alors payés en fonction du nombre de patients qu’ils prennent en charge, plutôt qu’en fonction des actes qu’ils posent.

La nouvelle ministre de la Santé s’est donné pour priorité, cette année, de désengorger les urgences en améliorant ce qu’on appelle les soins de première ligne.

Son parti s’est engagé à ce que tous les Québécois aient accès à un médecin ou une infirmière dans un délai de 36 heures d’ici à 2022. À l’heure actuelle, 1,6 million de Québécois n’ont pas de médecin de famille.

LE COURRIER DE LA COLLINE

Nouvelle infolettre

Chaque jeudi, l'équipe du Devoir à Québec résume l'essentiel de la semaine parlementaire. Retrouvez aussi la note de Michel David, notre chroniqueur politique. Inscrivez-vous, c'est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.