Le PQ et QS obtiendront le statut de groupe parlementaire

Une entente de principe a été conclue jeudi soir, une semaine avant que ne débute la session parlementaire.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Une entente de principe a été conclue jeudi soir, une semaine avant que ne débute la session parlementaire.

Le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) auront finalement le statut de groupe parlementaire au sein de l’Assemblée nationale, même si les deux formations n’ont pas obtenu le nombre de sièges et de votes requis pour être considérées comme tel lors des élections du 1er octobre.

Une entente de principe a été conclue jeudi soir entre la Coalition avenir Québec et les trois partis d’opposition, une semaine avant que débute la session parlementaire.

Ce statut leur permet notamment de bénéficier d’un droit de vote dans toutes les commissions parlementaires et d’un budget de recherche. Il leur garantit également des droits de parole équitables pendant les périodes de questions, les études de projets de loi et les débats.

Plus de détails seront divulgués au cours des prochains jours lorsque la version définitive de l’entente sera officiellement signée.

«Québec solidaire sera un groupe parlementaire reconnu par l’Assemblée nationale du Québec. Un grand jour pour ce jadis petit parti », s’est réjoui le député et co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois, sur son compte Twitter.

« Le Parti québécois obtient la reconnaissance de ses dix députés porteurs de la voix de près de 700 000 électeurs en devenant un groupe parlementaire reconnu à l’Assemblée nationale. Merci à notre négociateur pour cette entente porteuse pour le parlementarisme », a quant à lui commenté le député et chef par intérim du PQ, Pascal Bérubé, sur le réseau social.

Selon le règlement de l’Assemblée nationale, un parti doit faire élire au moins douze députés ou bien avoir remporté au moins 20 % des voix pour être reconnu comme parti officiel au Salon bleu. Le PQ et QS n’étaient pas loin du compte après les élections générales du 1er octobre. Les deux partis ont fait élire dix députés chacun et ont recueilli respectivement 17 % et 16 % des voix des électeurs.

Une situation de déjà-vu à l’Assemblée nationale. En 2009, l’Action démocratique du Québec (ADQ) avait aussi demandé le statut de groupe parlementaire alors que la formation n’avait fait élire que sept députés et avait obtenu moins de 20 % des suffrages. Il aura fallu près de quatre mois de négociations pour que le parti soit officiellement reconnu.